Droit à l'oubli : Quel impact sur la presse ?

Droit à l'oubli déréférencement Google bilan 1014 Google a mis à jour sa liste de demandes de déréférencement de pages Web par les internautes. Les Français sont les plus gros demandeurs.

Google vient de mettre à jour, vendredi 10 octobre, son rapport de transparence. Désormais, en sus des demandes de données d'utilisateurs émises par les gouvernements, le géant dévoile le nombre de requêtes émises par les internautes, via un formulaire en ligne, de déréférencement de certains contenus au nom du droit à l'oubli. Cette procédure a été mise en place en mai dernier pour répondre à un arrêt de la Cour de justice de l'Union Européenne qui stipule que Google doit supprimer les résultats de recherche menant vers des sites contenant des données personnelles "inappropriées, hors de propos ou qui n'apparaissent plus pertinentes" (Lire l'article : "Droit à l'oubli : Google instaure un formulaire pour les Européens", du 30/05/14).

Le nombre de requêtes d'internautes ne cesse d'augmenter. Google a déjà reçu 144 907 demandes individuelles concernant 497 507 résultats de recherche (le géant en recensait 91 000 cet été). Les Français sont les plus gros demandeurs de déréférencement, avec plus de 28 898 demandes pour presque 89 125 adresses, devant l'Allemagne et le Royaume-Uni.

En septembre, une étude menée par Reputation VIP montrait que Google accepte de moins en moins de demandes : 57% de "oui" en semaine 26, contre 28% en semaine 36. Le rapport de Google confirme cette tendance : parmi les près de 500 000 URL en cause, seules 41,8 % ont été retirées. La France enregistre un meilleur taux de satisfaction, avec 30 000 URL désindexées sur les près de 90 000 URL ciblées. Loin devant le Royaume-Uni (18 000 URL sur 63 000), et l'Espagne (13 500 sur 44 500).

Quel impact sur la presse ?

Les sites les plus ciblés par les demandes sont Facebook (3 331 résultats de recherche), puis Youtube ou encore Profileengine et le site de rencontre Badoo. Comme le montre une nouvelle étude de Reputation VIP, basée sur 10 787 URL, envoyées à Google via Forget.me, depuis la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, les réseaux sociaux et plateformes communautaires sont en effet les premiers visés (21,3% des URL mis en cause), tandis que les sites de presse ne concernent que 3,6% des demandes.

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Répartition des URL dont le déréférencement a été réclamé par type de site. © Reputation VIP
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Top 5 des noms de domaine concernés. © Reputation VIP

Google / GEANT