Le secteur du numérique manque de financements mais pas d'optimisme

Confiants dans l'avenir, prêts embaucher, les dirigeants de l'e-Business partagent aussi des difficultés pour lever des fonds, selon le baromètre Acsel-Ifop.

94 % des patrons de l'économie numérique se disent confiants dans l'avenir de leur secteur. Cet optimisme généralisé ressort du baromètre Acsel-Ifop, dont la deuxième édition était présentée mercredi 30 mars. Un avenir radieux qui se traduit dans les prévisions de croissance de ces sociétés. 88 % ont augmenté leur chiffre d'affaires sur les six derniers mois et 92 % tablent sur une augmentation dans les six prochains mois. 93 % pensent qu'ils développeront leur clientèle.

Cette croissance se traduit par des embauches. 87 % des dirigeants interrogés disent avoir recruté dans les six derniers mois, contre 71 % l'année dernière, et 77 % comptent encore embaucher. Ce dynamisme fait écho à l'étude récente du cabinet McKinsey, selon lequel un quart des créations nettes d'emplois en France depuis quinze ans viennent de "l'économie Internet" (Lire "La 'filière Internet' française pèse 72 milliards d'euros", du 09/03/11).

Seule ombre au tableau, le manque de financement disponible. Malgré le dynamisme du secteur numérique, 81 % des patrons qui cherchent à faire financer leurs entreprises - 40 % du secteur - rencontrent des difficultés. La frilosité des investisseurs, en particulier dans les jeunes pousses, est une des caractéristiques du capital-investissement français. Elle a été relevée notamment pas l'indicateur Chausson Finance pour 2010 (Lire "Le capital-risque français se rapproche de son niveau de 2000", du 22/03/11).

Ce baromètre de l'Acsel a été réalisé via une enquête en ligne de l'Ifop du 22 février au 11 mars. 101 dirigeants ont été interrogés, dont 47 % de prestataires techniques, 16 % d'industriels et 38 % de fournisseurs de contenus ou services numériques.

Capital risque / Acsel