Facebook, un réseau social parfois très antisocial

En France, 15 % des 18-34 ans ont déjà reçu des messages privés d'insulte ou de menace

Sur Facebook, le concept d'amis ou de "friends" peut parfois être galvaudé, à en croire une étude de Global Market Insite (GMI) qui observe que l'envoi de messages injurieux ou violents sur les murs des membres du réseau social est devenu une pratique très courante dans certains pays. Si chez les Français âgés entre 18 et 34 ans, la pratique semble peu répandue (elle ne concernant que 7% des interrogés), le ratio est plus important au Royaume-Uni (17 % des 18-34 ans) et en Allemagne (11 % des 18-34 ans). Concernant les messages privés, les dérapages sont encore plus importantes. En France, parmi les 18-34 ans, 15 % ont déjà reçu des messages privés d'insulte ou de menace. Au Royaume-Uni et en Allemagne, 17 % des utilisateurs âgés de 18 à 34 ans ont déjà dû faire face à ce type de messages. La grande majorité des utilisateurs confrontés à ces violences verbales ne l'ont été qu'une ou deux fois au cours des 6 derniers mois. Ils sont 74% dans ce cas en France. 

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Proportion des 18-34 ans injuriés ou menacés sur Facebook. © GMI

Qui poste ces messages violents ? Des utilisateurs ne figurant pas dans la liste d'amis le plus souvent (40%) ou des personnes que les utilisateurs ne fréquentent qu'occasionnellement dans leur vie réelle (32%). Entre amis, les comportements nuisibles sont beaucoup plus limités.  Bien sûr, les victimes de ces injures ne restent pas sans réagir.  La très grande majorité d'entre elles, 69 %, a décidé de bloquer l'émetteur du message incriminé. Plus d'un quart (27 %) a supprimé le message sur le mur et 23 % ont utilisé le lien 'Report' mis à disposition par Facebook afin de signaler un message douteux.

Chose étonnante, Twitter, souvent décrit comme un nid à "haters" semble beaucoup moins être le théâtre de comportements antisociaux. Seuls 7% des utilisateurs font état de tweets menaçants, injurieux ou violents.

 

L'étude de Global Marketing Insight a été menée en ligne entre janvier et févier 2013. Un panel de 990 Français utilisateurs de Facebook et/ou de Twitter a répondu à cette enquête, aussi menée au Royaume-Uni et en Allemagne.

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