70% des demandes de droit à l'oubli sont refusées par Google

70% des demandes de droit à l'oubli sont refusées par Google Le nombre de demandes et le délai de traitement par Google ont considérablement diminué depuis l'instauration du droit à l'oubli, il y a un an.

Les moteurs de rechercher doivent se plier depuis exactement un an au "droit à l'oubli", cadre qui permet à tout internaute de demander le déréférencement d'informations le concernant. Un anniversaire qui permet de se rendre compte que Google a considérablement accéléré la cadence en matière de traitement des demandes et de voir que le taux de refus par Google s'est stabilisé autour des 70%. C'est en tout cas le constat fait par Reputation VIP en s'appuyant sur son site Forget.me, qui permet à tout utilisateur d'exercer son droit à l'oubli. 

Le nombre de demandes divisé par trois en un an 

Après le boom des premiers mois, le nombre de demandes reçues par Google a été divisé par trois, passant de 1 500 à 500 demandes par jour. Un ralentissement qui a sans doute permis à Google traiter plus rapidement les demandes. Le temps de réponse est ainsi passé de 56 jours en juin à 16 en mars, et même 7 jours en février. 

Le taux de refus s'est lui progressivement stabilisé aux alentours des 70% depuis le mois de janvier. On remarque qu'il a fortement augmenté depuis le début, en effet seulement 43% des demandes étaient refusées au mois de juin. Un durcissement apparent qui n'a pas manqué de faire des polémiques et de valoir à Google quelques batailles judiciaires. Les raisons invoquées par le géant de l'Internet ? Dans 26% des cas, l'argument brandi est que l'information concerne la vie professionnelle et dans 22% des cas que la personne est, elle-même, à l'origine du contenu. Du côté du demandeur c'est dans 58,7% des cas l'atteinte à la vie privée qui est brandie et dans 11,2% l'atteinte à la réputation. 

type de refus
Motifs invoqués par Google en cas de refus.  © Reputation VIP

Alors que l'on s'interrogeait sur la nature des sites les plus touchés par cette mesure, on voit que la presse est finalement très peu concernée par les demandes de droit à l'oubli, et ne représentent que 3,3% des demandes. De fait, un quart des demandes concerne des réseaux sociaux et des blogs. Ceux qui ne souhaitent pas voir circuler des informations privées, telles que leur adresse ou leur numéro de téléphone ciblent quant à eux les annuaires (15% des demandes). 

Les pays les plus consommateurs de demandes de droit à l'oubli sont le Royaume-Uni et l'Allemagne qui représentent plus de 50% des demandes. La France est à l'origine de 9,2% des demandes. 

pays
Poids de chaque pays dans les demandes. © Reputation VIP

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