Jérémie Berrebi (Kima Ventures) "Xavier Niel et moi mettons en commun nos activités de busines angel"

Xavier Niel (Free) et Jérémie Berrebi (Zlio) créent le fonds d'investissement Kima Ventures. Objectif : mutualiser leur portefeuille de participations et investir dans des start-up à l'international.

JDN. Qu'est-ce que Kima Ventures ?
Jérémie Berrebi. Kima Ventures est un fonds d'amorçage qui a pour but d'investir dans les start-up high-tech à l'international. Xavier Niel (fondateur de Free, ndlr) et moi même (Jérémie Berrebi est fondateur de Zlio, ndlr) en sommes les fondateurs. Une fois la structure créée, nous y apporterons nos investissements personnels. Soit une vingtaine de participations pour Xavier, et 17 pour moi. Le fonds est doté de 10 millions d'euros, principalement apportés par Xavier. Nous pensons investir cette somme dans les deux ans à venir, dans une centaine de start-up, à raison de tickets de l'ordre de 100 000 euros.

 

Comment va fonctionner ce fonds ?
Nous ne comptons pas investir dans des projets très innovants. Nous visons plutôt des petites structures qui peuvent devenir profitables sans dépenser des millions d'euros, comme a pu le faire Iliad. Ces dossiers ne sont pas ceux qui intéressent le plus les fonds d'investissements, bien qu'il s'agisse de projets sérieux.

Mais plus qu'un fonds d'investissement, nous voulons créer un écosystème de start-up qui partageront leurs expériences entre elles. Dans deux mois nous lancerons un site qui ne sera accessible qu'aux sociétés de notre portefeuille pour leur permettre de travailler ensemble. Par ailleurs, nous cherchons à établir des ponts avec d'autres business angels à l'étranger afin de réaliser des co-investissements. En France, nous continuerons à investir aux côtés d'autres business angels, comme Marc Simoncini, qui a crée son propre fonds (le fondateur de Meetic a créé Jaina Capital il y a deux mois, ndlr), ou les frères Rosenblum (fondateurs de Pixmania et du fonds Dot Corp, ndlr) ou encore Jacques-Antoine Granjon (fondateur de Vente-privee.com, ndlr).

 

Pourquoi vous êtes-vous décidés à lancer ce fonds en commun ?
Xavier et moi nous nous connaissons depuis 10 ans. On se parle tous les jours. Depuis un an, son portefeuille devient petit à petit trop important pour qu'il ait le temps de s'occuper de toutes les sociétés dans lesquelles il a investi. Et il continue de recevoir 3 dossiers par jour et moi 5 par semaines. L'idée nous est donc venue naturellement de mutualiser nos investissements. Concrètement, je gèrerai le fonds et serai quotidiennement au contact des sociétés. Mais les entrepreneurs bénéficieront de nos réseaux à tous les deux.

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