Techcrunch Recipes : ce qu'il ne fallait pas rater La France et l'écosystème start-up

Où en est "l'écosystème" français de création de start-up ? Pour répondre à cette question, le blog technologique "Techcrunch" organisait une conférence le 5 mai dans les locaux de l'Ecole supérieure de commerce de Paris. Une demi-journée réunissant entrepreneurs, financiers et incubateurs.

A la tribune, les intervenants ont dressé un tableau contrasté de la situation. Tout nouveau président du Conseil national du numérique, l'entrepreneur en série Gilles Babinet s'est montré optimiste. "Il y a vingt ans, sortir de l'Ena était mieux considéré que d'être entrepreneur. Aujourd'hui, c'est l'inverse", selon lui.

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Gilles Babinet. © Journal du Net

L'Etat a joué un rôle dans ce changement. "Le cadre a évolué, avec la création de plusieurs outils intéressants tels que le statut d'auto-entrepreneur. L'environnement des start-up en France n'est pas si mal", assure Gilles Babinet. Un avis partagé par Michel de Lempdes, directeur d'investissements NTIC chez Crédit Agricole Private Equity, qui cite notamment les dispositifs Crédit impôt recherche, Jeune entreprise innovante (JEI) et les FCPI (Fonds commun de placement dans l'innovation).

Autre atout de la France souligné par beaucoup, la qualité des ingénieurs. Le marketing reste en revanche un point faible des jeunes pousses françaises, qui préfèrent souvent tout miser sur leur produit. "Dans une start-up idéale, la technique serait gérée par un Français, le marketing par un Britannique, les finances par un Allemand et les ventes par un Italien, plaisante Gilles Babinet. Mais ça ne marcherait pas car tous voudraient être PDG".

Parmi les difficultés relevées par certains, le nombre encore limité de structures d'accompagnement et le manque de liens entre universités et entrepreneurs. "Il n'existe pas d'entreprises nées dans des universités en France, contrairement aux Etats-Unis, assure Pierre-Olivier Chotard, directeur marketing Europe du Sud chez Salesforce.

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