Les voitures connectées ne sont pas protégées contre les cyberattaques

Les constructeurs automobiles ne protègent pas assez les voitures contre les risques de vol de données personnelles, selon le rapport d'un sénateur américain.

Si les voitures sont de plus en plus connectées, elle ne sont pas de plus en plus sécurisées... Selon un rapport du sénateur américain Edward Markey, les constructeurs n'ont pas protégé suffisamment les voitures contre les cyberattaques, au fur et à mesure qu'ils ont ajouté des fonctionnalités connectées.

Après avoir posé aux constructeurs une série de questions sur leurs technologies et les protections mises en place pour empêcher les données recueillies d'être hackées, le sénateur en est parvenu à une conclusion inquiétante : "La plupart des constructeurs ne comprennent pas les implications de l'avènement de l'ère numérique. (...) Vous n'avez plus besoin d'un pied de biche pour entrer dans une voiture. Vous pouvez le faire avec un iPad." Il conseille d'adopter un système de notation pour classer les véhicules plus ou moins protégés.

Quasiment toutes les voitures connectées concernées

Parmi les multiples risques : des hackers peuvent accéder aux système du véhicule grâce au Bluetooth, à un virus sur smartphone Android, à un CD audio ou au système d'assistance à distance d'OnStar. De nombreuses failles présentes dans quasiment toutes les voitures connectées, selon le rapport.

Des recherches ont montré comment des hackeurs peuvent prendre le contrôle d'un véhicule et le faire tourner, accélérer ou ralentir sans que son conducteur puisse réagir. Des entreprises proposent déjà des solutions de cybersécurité, destinées à empêcher tous vols ou prise de contrôle à distance du véhicule.

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