Maeglin Software lève 750 000 euros et vise la rentabilité pour 2010

Editeur d'une solution de sauvegarde en ligne de contenus mobiles, la start-up montpelliéraine a bouclé un second tour de table pour augmenter ses dépenses marketing et développer son service à l'international.

Maeglin Software, société spécialisée dans les services innovants pour mobiles, annonce avoir levé mi-juillet 750 000 euros auprès des sociétés de capital investissement CDC Innovation, filiale du groupe Caisse des Dépôts, et Innovacom, filiale capital-risque du groupe France Télécom.

 

Start-up créée sur fonds propres en 2006 par Jean-François Aurifeille, PDG de la société, Charles-Edouard Ruault, directeur technique, et Renan Ayrault, directeur marketing et commercial, Maeglin Software a bénéficié pour son lancement du soutien d'OSEO, de Languedoc Roussillon Incubation, de la Région Languedoc-Roussillon et d'une organisation d'aide aux entrepreneurs montpelliéraine, CREALIA.

 

Maeglin Software réalise une première levée de fonds en avril 2007 auprès de business angels, pour un montant non communiqué. En novembre de la même année, la société rachète Ipracom, un éditeur d'un service de synchronisation de données entre serveurs distants sur le Web et le mobile, qui comptait dans son capital CDC Innovation, Innovacom et le fonds d'amorçage Cap décisif. Ces trois investisseurs sont alors montés au capital de Maeglin Software. L'accord prévoyait une augmentation de capital, réalisée six mois plus tard pour un montant de 750 000 euros. Les fondateurs restent actionnaires majoritaires de la société.

 

Maeglin Software développe et commercialise un service baptisé Pleex, réseau social mobile de proximité qui permet aux membres d'échanger leur profil, des données photo ou vidéo, de chater, le tout par Bluetooth. Mais la fonctionnalité phare de Pleex, celle qui a fait le succès du service depuis son lancement commercial fin 2007, c'est la sauvegarde en ligne de contenu mobile.

 

"Tous les ans en France, un million de téléphones est perdu, volé ou cassé, explique Renan Ayrault, co-fondateur et directeur marketing de Maeglin Software. Pleex répond à ce problème en permettant aux utilisateurs de sauvegarder en ligne, sur un serveur distant, tous leurs contenus mobiles - répertoire SIM et téléphone, photos, vidéos, MP3, etc."

 

Pour cela, les utilisateurs doivent s'inscrire au service (sur le site Web ou Wap), puis télécharger sur leur mobile une application Java, compatible avec plus de 300 terminaux parmi 9 marques de fabricants, précise Renan Ayrault. L'utilisateur peut aussi gérer ses contacts en ligne et restaurer ses données sur un nouveau téléphone. Disponible en français et en anglais, Pleex s'utilise partout dans le monde. Le service compte d'ailleurs "plusieurs centaines de milliers d'inscrits", indique le directeur marketing et commercial de Maeglin Software, en provenance d'une quarantaine de pays en Europe, Asie, Amérique du Nord et Afrique.

 

Le service Pleex est gratuit pour l'utilisateur - hors coût de connexion et de transfert de données puisque la solution de sauvegarde fonctionne sur les réseaux data des opérateurs mobiles. Maeglin Software fonde son modèle économique sur trois piliers : la commercialisation du service en marque blanche aux opérateurs, distributeurs, réseaux sociaux et fabricants de terminaux - la société serait en négociations avancées avec plusieurs acteurs en France ; une offre de service premium (possibilité de supprimer des données de son mobile à distance, restauration des données sur un mobile - fonctionnalité aujourd'hui gratuite, et automatisation de la sauvegarde) qui sera lancée à l'automne 2008 ; et des revenus publicitaires sur le Web et le mobile.

 

Les 750 000 euros de fonds levés auprès de CDC Innovation et Innovacom doivent permettre à Maeglin Software d'augmenter de façon significative ses investissements marketing et commerciaux pour faire connaître le service, démarcher des clients et soutenir le développement du service à l'international. Une version espagnole de Pleex est d'ores et déjà prévue pour la fin 2008.

 

Maeglin Software est "en phase de développement de chiffre d'affaires", indique explique Renan Ayrault. La société vise la rentabilité en 2010. D'ici là, elle espère réaliser d'autres levées de fonds, voire se faire racheter par un grand groupe. "Le marché est actif en termes de rachat de solutions mobile 2.0", confie le directeur marketing et commercial de Maeglin Software. Basée à Montpellier et à Paris, la société emploie aujourd'hui une douzaine de personnes.

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