Publicis noue un partenariat de 500 millions de dollars avec Facebook et Instagram

Publicis Facebook partenariat Quelques jours après l'annonce de la fusion ratée avec Omnicom, ce partenariat redore le blason du groupe français.

Publicis viendrait de conclure un accord avec Facebook et Instagram portant sur plusieurs années et sur la somme d'environ 500 millions de dollars, révèle le site spécialisé américain AdAge. Cela ferait de ce partenariat le plus important jamais conclu entre un acteur de la publicité et un géant du Web. L'accord est avant tout concentré sur l'Amérique du nord, mais les sociétés envisagent apparemment de l'étendre au reste du monde. Il concerne "la cocréation de produits autour de données, de vidéos et d'images", selon Laura Desmond, CEO de Starcom MediaVest Group, filiale de Publicis qui a mené les négociations pour le contrat.

Publicis et ses clients (parmi lesquels Coca-Cola, Walmart et Verizon) bénéficieront de tarifs préférentiels sur les produits Facebook, assure AdAge. En échange, les données de Facebook seront intégrées à la plateforme de modélisation de Publicis, ce qui permettra au groupe de mesurer la performance des publicités Facebook.

Réussir le défi de monétiser Instagram

Publicis travaillera aussi de concert avec les ingénieurs de Facebook pour créer des formats publicitaires sur Instagram et aider à monétiser le réseau social. Un défi qui pourrait rapporter gros, aux vues des derniers résultats du réseau social : Instagram compte aujourd'hui plus de 200 millions d'utilisateurs actifs, mais son équipe assure pouvoir atteindre le milliard et dépasser –de loin- un concurrent comme Twitter, qui revendique aujourd'hui 255 millions d'utilisateurs actifs. Publicis devra s'allier à Facebook pour trouver un modèle publicitaire efficace sur mobile, alors que les applications ont encore du mal à se monétiser. En mars, Instagram avait déjà noué un partenariat avec l'américain Omnicom, pour une valeur de 100 millions de dollars.

L'annonce du partenariat arrive justement à point nommé pour Publicis, numéro 3 de la publicité dans le monde, alors que le groupe français vient d'annoncer l'échec de sa fusion avec l'américain Omnicom, qui devait en faire le numéro un mondial (lire l'article : "La guerre des egos a eu raison de la fusion Publicis/Omnicom", du 09/05/14). L'accord passé avec Facebook prouve donc que le groupe français n'a rien perdu de son dynamisme dans le digital, ce qui devrait rassurer ses clients et actionnaires.

Facebook / Publicis