L'UE veut cadrer les investissements publics dans la fibre


Dans l'intention de réduire la fracture numérique, Bruxelles demande aux Etats membres de limiter leurs investissements dans la fibre aux zones non denses et non rentables.

Le secteur public peut investir dans le développement du très haut débit mais uniquement dans les non visées par les opérateurs privés, car non rentables. C'est cette doctrine que la commissaire européenne à la concurrence, Neelie Kroes a expliqué vouloir imposer aux Etats membres, qui participeront aux 300 milliards d'euros d'investissements, principalement privés, attendus en Europe pour le développement du très haut débit dans les 10 ans à venir.

Pour elle, un investissement public dans une zone où un opérateur privé compte déployer un réseau est "de nature à créer de graves distorsions de concurrence". De quoi jeter le trouble sur le projet du département des Hauts-de-Seine, qui compte investir 59 millions d'euros dans un réseau fibre optique, dans lequel les opérateurs privés se sont engagés à investir 370 millions d'euros.

Selon Neelie Kroes, "des investissements publics conformes avec ces lignes directrices contribueront de manière significative à réduire le fossé numérique, à la fois à l'intérieur et entre les Etats membres".

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