4G : Orange et SFR dénoncent le favoritisme de l'Arcep pour Bouygues Telecom

Orange et SFR contestent l'égalité de la décision de l'Arcep permettant à Bouygues Telecom de déployer la 4G en utilisant ses fréquences 2G.

Il fallait s'y attendre. Orange et SFR n'ont pas tardé à dénoncer la décision de l'Arcep autorisant Bouygues Telecom à utiliser ses fréquences 2G pour déployer son réseau 4G, à partir du 1er octobre. Orange déclare ainsi à l'AFP que cette décision "crée un nouveau choc en conférant à un acteur un avantage de fait non reproductible par ses concurrents. Elle déstabilise en réalité le jeu normal d'une concurrence par les mérites, en permettant à un seul acteur du marché de prendre un "chemin de traverse" dans la course au déploiement des services 4G" (lire l'article :L'Arcep autorise Bouygues Telecom à faire de la 4G sur ses fréquences 2G, du 14/03/13).

SFR dénonce de son côté "une rupture de l'égalité entre opérateurs si cette décision venait à être mise en oeuvre" et une "modification substantielle du cadre concurrentiel et économique"

Interrogé par BFM Business vendredi matin, le président de l'Arcep, Jean-Ludovic Silicani, a expliqué être bien conscient que cette décision allait favoriser Bouygues Telecom par rapport à ses concurrents. Mais selon lui, "pour nous opposer à cette demande, nous devions prouver soit qu'une telle décision allait soit handicaper de manière extrêmement grave l'emploi et les investissements, soit désorganiser complètement le marché. Nous n'avons pu identifier ces deux motifs", explique-t-il.

Vendredi, à 12h50, au lendemain de l'annonce de la décision de l'Arcep, le cours de bourse de Bouygues gagnait 3,45%, tandis qu'Orange perdait 0,63%, Vivendi (SFR) 3,84% et Iliad (Free Mobile) 0,67%.

Orange / SFR