Rachat de SFR : Martin Bouygues est prêt à donner des garanties

Le patron de Bouygues a assuré qu'en cas de rachat de SFR, il n'y aurait ni plan de licenciement, ni plan de départs volontaires.

Dans une interview accordée aux Echos, Martin Bouygues défend son projet de rachat de SFR et répond aux inquiétudes concernant les conséquences sociales qu'il pourrait avoir. Il assure qu'il n'y aura pas de licenciements : "Je prends des engagements clairs : nous ne ferons pas de plan de licenciement ; nous ne ferons pas de plan de départs volontaires. (...) Je n'ai qu'une parole. (...) Avec les investissements que nous souhaitons réaliser, nous avons l'opportunité de redynamiser l'emploi et de réinternaliser tout ou partie de certaines activités, comme les centres d'appels. Quant aux boutiques, nous aurons un volume de clientèle plus important à gérer. Nous aurons besoin de plus de commerciaux pour suivre tous nos clients actuels et futurs. Les coûts de personnel ne sont pas tels qu'ils soient discriminants."

Le patron de Bouygues a expliqué ne jamais avoir envisagé une fusion avec Free et en a profité pour tacler son concurrent : "L'arrivée de Free a profondément déstabilisé le secteur. Je suis favorable à la concurrence. Elle est bénéfique sauf quand elle est faussée et qu'elle détruit un marché, des emplois. Et nous n'en sommes plus très loin." Il s'est déclaré "convaincu" que l'autorité de la Concurrence "peut à la fois autoriser cette opération et grâce à elle recréer une concurrence par les infrastructures normales sur le marché français (...) en imposant des contreparties".

Par ailleurs, Martin Bouygues a promis de ne pas délaisser les investissements dans la 4G et la fibre optique. "Nous prenons l'engagement d'investir 400 millions d'euros par an dans cette technologie, soit deux fois plus qu'avant", a-t-il déclaré.

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