Maria Teresa Rangheri et Ilham Khaliss (Bravofly) "Bravofly veut accentuer sa diversification en 2010"

Ses revenus sont générés à 75 % par la réservation de vols, mais le groupe veut devenir un moteur de réservation généraliste. Le point avec sa directrice marketing Europe et sa responsable commerciale France.

Bravofly a ouvert un bureau en France il y a quatre mois à peine. Quel est le périmètre géographique de vos activités désormais ?

Maria Teresa Rangheri et Ilham Khaliss. Bravofly, qui a lancé son premier site Internet en Italie en 2004, a déployé son activité à l'international à partir de 2006 avec quatre nouveaux sites en France, Allemagne, Grande-Bretagne et Espagne. Mais ce n'est que depuis novembre 2009 qu'un bureau a été ouvert en France, avec deux personnes. Le groupe compte désormais 170 salariés.

 

"Bravofly France enregistre une hausse de 63 % de son chiffre d'affaires en 2009, à 40 millions d'euros"

Quels sont vos résultats en France ?

En France, Bravofly enregistre une hausse de 63 % de son chiffre d'affaires en 2009, à 40 millions d'euros, contre 25 millions en 2008 soit près de 20 % des revenus du groupe à l'époque. L'audience s'élève désormais à un million de visiteurs uniques par mois. Nous comptons 450 000 abonnés à la newsletter et 140 000 aux alertes commerciales par SMS. Enfin nous vendons 30 000 billets d'avion par mois en moyenne. Notre objectif est de poursuivre sur la même tendance et s'obtenir une croissance du volume de vente de plus de 60 % en 2010.

 

Vous ne vendez plus uniquement des billets d'avions comme à l'origine. Quelle est votre stratégie ?

Globalement, le groupe a vendu 2,25 millions de billets en 2009. La part de l'activité vol représente encore près de 90 % du chiffre d'affaires en France alors qu'elle atteint environ 75 % au niveau international. Cette activité regroupe la réservation de vols sur laquelle nous touchons une commission sur les frais de gestion, ou encore le service client avant et après vente. Mais le groupe souhaite accentuer cette année la diversification qu'il a entamée depuis plus de deux ans. En effet, mi-2007, nous avons lancé un moteur de réservations d'hôtel, suivi début 2008 par une offre de location de voiture en marque blanche et fin 2008 par l'offre de séjours packagés en marque blanche également. Celle-ci est fournie par Ecotour en France. Notre activité est en effet aujourd'hui celle d'un moteur de recherche et de réservation dédié au tourisme et non plus seulement aux vols.

 

"Nous étudions la mise en place d'un programme de fidélisation en ligne"

Vous avez ou allez lancer de nouveaux services. Quels sont-ils ?

Depuis septembre 2009, nous proposons par exemple une nouvelle fonctionnalité à savoir la possibilité de combiner des billets d'avions de compagnies aériennes différentes pour un voyage, ce qui offre naturellement plus de flexibilité sur les horaires et les prix.

Au premier semestre 2010, nous lançons en France un service payant permettant aux internautes d'annuler leur vol sans avoir besoin de présenter un justificatif médical. Le prix de ce service représentera un pourcentage du prix du billet.

Au niveau du groupe, nous étudions par ailleurs la mise en place d'un programme de fidélisation en ligne. L'idée est d'offrir des points échangeables contre des vols.  

 

Avez-vous d'autres projets pour 2010 ?

Bravofly France compte nouer des partenariats éditoriaux avec de grands sites. En 2009 nous avons déjà tissé de nombreux partenariats commerciaux au niveau du groupe - comme avec TomTom Navigator - afin de faire des campagnes co-brandées et d'améliorer notre visibilité offline.

 

Bravofly est spécialisé dans la vente de billets d'avion low cost. Comment évolue le marché ?

Aujourd'hui, 77 % des billets vendus sur notre site en France le sont sur des compagnies aériennes low cost, soit une hausse de 7 % par rapport à 2008. La part du low cost augmente à cause de la crise. Il faut dire aussi que le low cost a ouvert plus de routes en 2009 et séduit désormais les entreprises pour leurs voyages d'affaires. Sans parler des prix qui ont généralement baissé sur les principales destinations en Europe.

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