Moove Lab raconte ses débuts à Station F

Moove Lab raconte ses débuts à Station  F L'incubateur de start-up dédié aux mobilités a lancé sa première promotion en septembre. Lors d'une table ronde au salon Autonomy, ses créateurs et participants sont revenus sur leurs ambitions.

Après deux mois d'existence, Moove Lab fait le point. Lors du salon Autonomy qui s'est tenu du 19 au 21 octobre à Paris, le JDN, partenaire de l’événement, a animé une table ronde sur cet incubateur de start-up dédié aux mobilités, lancé en septembre avec une première promotion de sept start-up et installé à Station F.

Pour en parler, Autonomy avait réuni trois intervenants : Didier Fénix, directeur de la branche métiers de la mobilité partagée au CNPA, une organisation patronale qui représente 139 000 entreprises de la distribution et des services automobiles, Jean-François Dhinaux, directeur marketing, stratégie et incubation chez VIA ID, qui gère des programmes de création, d'incubation et d'accélération de start-up à Paris et Lille, et Eliette Vincent, cofondatrice du service de livraison entre particuliers Cocolis et membre de la première promotion du Moove Lab.

Rapprocher start-up et acteurs traditionnels

Le CNPA, qui est à l'origine du Moove Lab, a amorcé une transformation en s'ouvrant aux nouveaux métiers de la mobilité comme l'autopartage ou le covoiturage. Pour Didier Fénix, l'incubateur permet aux membres historiques du CNPA de se rapprocher de ces jeunes entreprises innovantes. Il estime que chacun peut apprendre de l'autre : les entreprises historiques connaissent le secteur et peuvent aider les start-up à s'y faire un nom, tandis que ces dernières ont des compétences d'innovation que les acteurs traditionnels recherchent.

Pour lancer le Moove Lab, le CNPA s'est associé à Via ID, qui lui a apporté son expérience dans l'accélération de start-up. "Quand le CNPA nous a sollicités, nous nous sommes d'abord dit, 'pourquoi nous ?'", reconnaît Jean-François Dhinaux. "Normalement, nous n'avons pas vocation à accompagner d'autres accélérateurs. Nous n'aurions pas accepté si ce n'était pas le CNPA". Tout de même, Via ID n'est-il pas en train d'aider un concurrent à se lancer ? Pour Jean-François Dhinaux, il n'y a pas de concurrence, car les niveaux de maturité des entreprises accompagnées par le CNPA et Via ID ne sont pas les mêmes, Moove Lab visant de plus jeunes start-up des mobilités.

Après deux mois au sein du Moove Lab, Eliette Vincent a déjà pu faire progresser sa société. D'abord grâce aux trois premières semaines intensives du programme Starter de Via ID qui ont permis à Cocolis de retravailler entièrement son business plan, son pitch aux investisseurs et la manière de présenter le service au public. Elle apprécie également l'émulation entre les différentes start-up sélectionnées au Moove Lab, ainsi que l'opportunité de rencontrer des grands groupes. Au terme de ces six mois d'incubation, Cocolis espère réaliser une première levée de fonds de 1 à 1,5 million d'euros.

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