Le business du Petit Nicolas Décliner le Petit Nicolas au cinéma et à la télévision

le film est sorti le 30 septembre 2009.
Le film est sorti le 30 septembre 2009. © Thierry Valletoux

Pour les enfants qui avaient encore échappé au phénomène du Petit Nicolas, une petite heure d'émission sur M6 le dimanche matin a vite fait de les mettre au parfum. Depuis la rentrée, le héros de Goscinny est le sujet d'une série en 3D. La chaîne a acheté 52 épisodes de ce programme réalisé avec la bénédiction d'Anne Goscinny. Associé à l'allemande ZDF, le groupe M6 a déjà prévendu la série en Allemagne, en Grèce, en Pologne et en Turquie.

Mais là où le Petit Nicolas est le plus attendu, c'est sur grand écran. Casting de stars et promotions d'enfer, le film est le point d'orgue de la stratégie marketing mise en place pour ressusciter le héros. Et pourtant, il aurait pu sortir bien plus tôt. En effet, depuis 2004 Anne Goscinny souhaite voir le jeune écolier adapté au cinéma. Exigeante, elle aurait repoussé des offres d'adaptation de Claude Berri et d'Alain Sarde entre autres. Finalement, ce sont Olivier Delbosc et Marc Missonnier, les producteurs de Podium, qui s'y sont collés. "Une adaptation cinématographique nous paraissait indispensable pour faire vivre ce personnage à travers d'autres publics", justifie Aymar du Chatenet, le gérant d'Imav Editions. Mais conquérir de nouveaux publics a un prix : 22 millions d'euros de budget. Une somme réunie sans difficultés à en croire les producteurs. Selon l'Express, M6 y aurait mis 3,6 millions d'euros. Le producteur Wild Brunch a déboursé, lui, 9,5 millions d'euros pour obtenir les droits à l'étranger. Mais avec 2 millions d'euros de frais de sortie et une publicité dignes d'une major américaine (4 000 affiches apposées dans les gares, 350 000 prospectus glissés dans le dernier tome du Petit Nicolas), l'échec est interdit.

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