Le business du Petit Nicolas Multiplier les licences de qualité

le papetier clairefontaine a enlevé un contrat de trente licences.
Le papetier Clairefontaine a enlevé un contrat de trente licences. © Clairefontaine

Aymar du Chatenet, le patron d'Imav Editions, la société qui gère les droits du Petit Nicolas, a "refusé d'accorder une licence du Petit Nicolas a un opérateur de restauration rapide." Pourtant, en cette rentrée 2009, le Petit Nicolas est partout : les boissons Danao, les restaurants Hippopotamus, la Fnac, les supermarchés Leclerc et jusqu'aux vêtements Petit Bateau, le héros de Goscinny a échappé à peu de partenariats. Manque juste peut-être un opticien pour proposer les lunettes de son copain Agnan. "On est très loin des programmes de licence de certains héros", se défend Aymar du Chatenet. Déjà cet été Hatier avait sorti cinq titres de cahiers de vacances du Petit Nicolas dont certains contenaient de véritables dictées du certif.

Mais depuis la rentrée, on voit surtout le Petit Nicolas au rayon papeterie des supermarchés : classeurs, trousses, agendas ou encore cartables, Imav Editions a cédé une trentaine de licences à Clairefontaine. "Ce n'est pas une personnage qui nous fait gagner de l'argent, explique Rhyzlène Nusse, la directrice de création de Clairefontaine, mais le Petit Nicolas véhicule l'image que nous souhaitons donner à la marque." Les débuts ont même été difficiles pour le jeune héros. "Les distributeurs n'étaient pas très réceptifs. C'est seulement avec le buzz grandissant qu'ils ont réagi", se félicite-t-elle. A tel point que Clairefontaine aimerait bien faire du Petit Nicolas un classique de ses licences.

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