Le business du Petit Nicolas Séduire d'abord les consommateurs branchés

leblon-delienne commercialise la même lampe que celle du petit nicolas.
Leblon-Delienne commercialise la même lampe que celle du Petit Nicolas. © Leblon-Delienne

"Nous avons démarché beaucoup", confie rétrospectivement Aymar du Chatenet, le gérant d'Imav Editions. Dès le départ ce passionné de l'œuvre de Goscinny voulait faire du 50e anniversaire du héros en 2009 un feu d'artifice pour le rendre encore plus célèbre. La licence haut de gamme a été le premier moyen de le rappeler au bon souvenir des amateurs consommateurs. Imav n'a donc pas cèdé l'image du Petit Nicolas à n'importe qui et a même eu plutôt tendance a miser sur les consommateurs branchés et prescripteurs.

Sa première licence, le Petit Nicolas l'a décrochée auprès du très sélect bijoutier parisien Artus Bertrand, avec des porte-clefs en argent. Leblon-Delienne, un sculpteur de figurines de bandes dessinées, emboite le pas dès 2007 avec une dizaine de références qui vont d'une coûteuse lampe en forme de girafe (128 €) à une inabordable statue du héros (1,27 mètre et 5 000 €). Le très chic porcelainier de Limoges, Bernardaud, s'y met dans la foulée, lui, avec une gamme de mugs des plus délicats. Si bien qu'à la rentrée 2008, une trentaine de licences du Petit Nicolas inonde la vitrine du très branché magasin Colette, temple parisien de la tendance. "Le Petit Nicolas est une marque patrimoniale, explique Aymar du Chatenet, nous la gérons de façon très parcimonieuse."

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