Dématérialisation et Supply Chain Finance : deux concepts plus que jamais d’actualité.

De la facture électronique aux solutions de financement, il n’y a qu’un clic. Dans un contexte général de difficulté d'accès au financement, la dématérialisation des factures permet aux entreprises d'accéder à de nouvelles opportunités de financement à des conditions optimales.

Après sa connexion au programme Peppol (Pan-European Public Procurement Online), dédié à la dématérialisation des marchés publics, et le lancement de  la plateforme monservicepublic.fr pour les relations avec les particuliers, l’Etat poursuit tous azimuts ses actions en faveur de la dématérialisation. De leur côté, les entreprises, grandes ou petites, ne sont pas en reste et ont, pour un certain nombre, déjà dématérialisé tout ou partie de leurs procédures Procure-to-Pay.
Les plus avancées ont même intégré l’ensemble de la chaîne, y compris la gestion de la facturation et des paiements, de l’émission du bon commande jusqu’au règlement de la prestation.
Grâce à cette adoption croissante de la facture électronique, aujourd’hui accessible à tout type d’entreprise, les échanges d’informations entre un prestataire et son client sont largement optimisés. Transparence et traçabilité du traitement des factures, échanges financiers plus fluides, résolution plus rapide des problèmes de facturation… autant de bénéfices au niveau du simple suivi financier.
En plus de ces bénéfices bien connus, dans le contexte bancaire et financier actuel la dématérialisation des factures offre également de nouvelles perspectives financières,  tant pour les grands donneurs d’ordres que pour leurs fournisseurs. Elle contribue en effet largement à l’émergence de programmes de Reverse Factoring, véritable alternative à l’affacturage ou à l’escompte.
Le Reverse Factoring s’adresse à toute entreprise qui, disposant d’une qualité de signature reconnue par les banques, souhaite consolider sa chaîne d’approvisionnement et accompagner ses prestataires  en leur facilitant l’accès à un financement préférentiel des créances mises en paiement. Pratique courante dans les pays d’Europe du Sud (environ 30% du volume d’affacturage en Italie et 25% en Espagne), elle aurait pu paraître « accessoire » en France depuis l’adoption de la LME, qui a permis de réduire et d’encadrer strictement les délais de paiement.
C’était cependant sans compter sur une croissance des retards de paiement, conséquence directe de la crise. Les entreprises, à commencer par les PME, se sont retrouvées bien souvent avec des problèmes de financement à court terme alors que l’accès au crédit bancaire devenait de plus en plus difficile et coûteux.
Le Livre Blanc «  Reverse Factoring, source alternative de financement », publié conjointement ce printemps par b-process et Mazars, met en exergue les atouts apportés par le Reverse Factoring et constatés par les donneurs d’ordres et leurs fournisseurs dès la mise en place de ce type de programme.
Il s’agit en premier lieu de la diminution des risques liés aux approvisionnements pour les donneurs d’ordres; et de l’amélioration des conditions de financement pour les fournisseurs. En s’appuyant sur la bonne santé financière du donneur d’ordres ainsi que sur sa capacité à s’engager sur le règlement des factures, tout fournisseur peut avoir accès à des conditions de financement privilégiées.

Pour optimiser l’efficacité de ce modèle, plus le donneur d’ordres sera en mesure de valider la facture rapidement, plus vite cette dernière pourra être intégrée au programme de Reverse Factoring.
Dans ce cadre, en permettant de gagner plusieurs jours -voire plusieurs semaines- sur les process de validation traditionnels, la dématérialisation des factures devient donc également un véritable atout pour le financement des entreprises.

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