Aux Etats-Unis, près de 9 PDG sur 10 prévoient d'embaucher davantage malgré l'essor de l'IA, voici pourquoi
Rechercher un emploi, finaliser son CV, optimiser sa candidature… L'intelligence artificielle est déjà omniprésente dans toutes les facettes du recrutement. Mais si elle permet de maximiser ses chances d'obtenir un entretien, l'IA réduit le nombre de postes disponibles dans certains secteurs. L'informatique, la traduction ou la gestion voient par exemple la quantité d'opportunités professionnelles se réduire au fur et à mesure que les intelligences artificielles progressent.
Une telle révolution technologique fait donc naturellement naître des craintes chez les jeunes. Quel métier choisir ? Vais-je être remplacé par une IA ? Pourquoi se former à une profession qui aura disparu dans 10 ans ? Mais malgré tout, l'intelligence artificielle pourrait avoir des effets bénéfiques sur le recrutement. Une enquête publiée le 15 octobre dernier par KPMG révèle que le grand remplacement des IA pourrait finalement ne jamais voir le jour.
Le cabinet de conseil a interrogé les PDG de 400 grandes entreprises américaines dont le chiffre d'affaires annuel dépasse les 500 millions de dollars. Près de 9 sur 10 prévoient d'augmenter leurs effectifs au cours des trois prochaines années. La plupart des PDG ne prévoient pas de réduire leurs effectifs globaux.
Parmi les PDG interrogés, 86% d'entre eux déclarent "repenser les rôles, les parcours professionnels et la structure des équipes afin de refléter la collaboration homme-IA". L'intelligence artificielle n'est donc pas le salarié de demain. C'est un outil qui nécessite d'être encadré par des humains et les PDG en ont conscience. Le travailleur ne disparaît pas, il évolue.
Logiquement, les salariés compétents en intelligence artificielle sont les plus prisés. 79% des recruteurs affirment les cibler en priorité, notamment pour faciliter l'insertion de l'IA dans le quotidien de l'entreprise. Pour 40% des PDG interrogés, les agents IA améliorent la productivité de manière significative. A l'inverse, seuls 9% estiment qu'ils transforment vraiment l'organisation. Attirer les salariés capables de les paramétrer est une priorité.
Cette décision de recruter davantage peut aussi s'expliquer par un calendrier : 68% des PDG attendent un retour sur leurs investissements en IA dans un à trois ans. En attendant, il faut des salariés. Et tout n'est pas rose pour autant. On recrute plus, mais 53% des PDG annoncent aussi des suppressions de postes liées à l'IA dans certains domaines d'ici deux à cinq ans.