Faire part : un marché qui s'est largement digitalisé

Comme pour de nombreux secteurs d'activité, le marché du faire part doit s'adapter au phénomène de digitalisation qui transforme les offres et la demande.

La première chose à savoir, c’est que l’ancêtre du faire part est la lettre de décès. Ce n’est que progressivement que le principe s'est étendu aux autres événements de la vie : naissances, baptêmes ou mariages. Le format dit "in plano", c'est-à-dire non plié, apparaît au début du XIXème siècle. Sous la Restauration il prend finalement l’apparence qu'on lui connaît aujourd'hui et son histoire suit celle du courrier épistolaire à travers la transition digitale.

Pendant longtemps, il n'existait que sous format papier, contraignant les heureux parents ou les futurs mariés à honorer des frais de port parfois onéreux. L'apparition d’Internet et du mail ont bien sûr bouleversé ces pratiques. Mais concrètement, de nos jours, quelles sont les nouvelles formes du partage des événements ? Et pour les entreprises du secteur telles que monfairepart.com, quels sont les enjeux économiques et commerciaux ?

La fonction du faire part

Il fournit les informations suivantes : le nom des expéditeurs, la description de l'événement, la date et le lieu de son déroulement si le destinataire est invité. Si par le passé, ce dernier devait y répondre, cette coutume s'est effacée avec le temps.

En 2014, plus de 240 000 couples se sont unis en France. Le budget moyen des mariages de l'année suivante s'élevait à 8 283 euros. La somme totale allouée aux invitations représentait 170 euros, une somme relativement conséquente si l'on tient compte des nombreux autres postes de dépense dans le montant total : traiteur, musique, robe et costume, location de salle... De ce constat en émerge un autre : c'est le mariage qui représente le débouché principal du faire part. On convie nettement plus de monde à une union, qu'à une naissance ou un enterrement.

Les transformations du monde numérique

Comme de nombreux autres domaines, le marché du faire part s'est digitalisé. S'il fallait auparavant se rendre chez un imprimeur pour lancer la production des invitations, il est dorénavant possible de le faire depuis n'importe où, sur son smartphone ou sa tablette, que ce soit au travail, dans les transports, ou bien tout simplement de chez soi, à partir d'un ordinateur.

C'est cette mobilité que recherchent désormais les clients afin de se soulager du stress généré par l'organisation d'un événement. Une flexibilité que doivent également rechercher les entreprises pour rester compétitives. Ce phénomène bien connu n'est pas étonnant : il concerne une large partie des secteurs d'activité depuis l'explosion de l'e-commerce, qui pèse lourdement sur le chiffre d'affaires des enseignes de grande distribution et des petits commerces.

L'un des enjeux majeurs des fabricants de cartes et des papeteries est donc de s'aligner sur ce modèle. Il s'agit de mettre à la disposition de la clientèle les outils qui leur permettent de passer commande sans avoir à se déplacer. Ne pas s'adapter à cette réalité reviendrait à subir une rude concurrence.

La possibilité de personnaliser sa carte séduit également la clientèle. Cela a été rendu possible par l'évolution des technologies informatiques et notamment le développement des modules Flash. Le remplacement de Flash par HTML5 sur tous les navigateurs (notamment Chrome et Firefox) devrait contribuer à fluidifier ces pratiques.

A partir d'octobre 2017, tous les internautes devront d'ailleurs fournir leur accord avant que le module Flash ne soit lancé, quel que soit le site internet visité. Pour les fabricants de faire part, il y a donc un second enjeu : ils doivent adapter leurs plateformes aux nouvelles technologies HTML5 (CSS3 et Javascript) dans les meilleurs délais. Ceci afin de rendre plus agréable la visite de leurs clients potentiels et de capter leur attention plus longtemps.

De nouvelles offres pour de nouveaux usages

Si par digitalisation, vous entendiez "disparition", vous pouvez donc vous détromper. Le faire part existe toujours et notamment sous format papier. Il ne s'agit pas simplement d'un passage au tout immatériel, au mail d'information brièvement personnalisé et adapté en fonction du destinataire. Le fait est que les internautes tiennent à leurs traditions et continuent de faire imprimer leurs invitations pour les envoyer à leurs proches.

Toutefois, si la tradition perdure, elle revêt de nouvelles formes. Le simple support papier informatif n'est plus le seul à exister sur le marché et l'offre tend à se diversifier.

Par exemple, dans le cas d'une naissance, les parents peuvent décider de joindre à leur annonce des pastilles à gratter. Le principe est le même que pour les loteries de la Française des jeux, à ceci près qu'il n'y a pas de gain monétaire à la clé. Il suffit de deviner le prénom, le sexe, le poids ou encore la taille du nouveau-né. Une manière ludique d'informer les proches et la famille. Un autre exemple réside dans le développement du scrapbooking dans la préparation du faire part, pour le rendre plus agréable à lire.

La diversification des offres s'opère à l'échelle du marché intérieur et international. Elle impose aux entreprises de s'adapter et de proposer davantage de choix à leurs clients.

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