L'impact du Brexit pour l'économie ?

Français, anglais, quel avenir nous attend finalement après l’activation de l’article 50 du traité sur l’Union européenne, prévu en mars 2017 par la nouvelle ministre Theresa May ?

La date du 23 juin 2016 restera gravée dans l’histoire européenne. Organisé par David Cameron, le référendum concernant le destin du Royaume-Uni vis-à-vis de l’Union européenne obtiendra plus de 51,9% de voix avec une participation supérieure à 72%. Le remplacement du Premier ministre ne sera pas le seul changement, en effet, d’autres conséquences nous attendent non seulement sur le plan économique, politique mais aussi social. 

Impacts outre-Manche

Plus de la moitié des dirigeants d’entreprises du Footsie confie un impact négatif sur leurs affaires depuis cette annonce fracassante. La sortie du pays va engendrer des coûts économiques importants pour le Royaume-Uni et la France, notamment sur l’axe organisationnel. Suite à l’annonce de la victoire du Brexit, la livre a perdu plus de 10% face au dollar. Instauration de droits de douane, impacte sur les investissements, pouvoir d’achat affaibli, effondrement des exportations, recul des entrées de capitaux, cette chute va jusqu’à en laisser certains évoquer la possibilité d’un « Krach » des marchés financiers de Londres. 

Côté emploi, les sociétés de la finance s’interrogent sur le poids de cette mesure et sur la position de Bruxelles qui en profitera pour récupérer bon nombre d’activités ; il faut également s’attendre à la délocalisation de grandes banques de la City vers des destinations comme Paris, Francfort, Dublin ou Amsterdam entraînant avec elle la suppression de nombreux postes occupés par les britanniques. 

Ensuite, l’enjeu relatif à la liberté de déplacement des ressortissants britanniques dans les pays européens est remis en question. Prochainement, ces derniers seront dans l’obligation de se munir d’un visa, et non plus d’une simple carte d’identité pour traverser les multiples pays appartenant à l’Union européenne. 

Concernant ses relations avec les autres pays, on s’attend à une possible détérioration de ses rapports avec ses voisins écossais et irlandais. Le Royaume-Uni perdra aussi son influence face aux institutions de l'UE liées aux relations extérieures, les États-Unis se verront alors forcés de travailler plus étroitement avec l'UE sur le plan stratégique.

Les Français au Royaume-Uni ? 

Dirigeants, salariés de multinationales, expatriés, étudiants, … Ils sont actuellement plus de 300 000 français à habiter au Royaume-Uni. Différentes options s’offrent à eux. Sur la question des expatriés : le nombre de travailleurs européens étant assez élevé pour contribuer à l’économie du pays, il est presque improbable qu’ils soient renvoyés chez eux, cependant, certaines mises au point seront nécessaires suite au Brexit. 

Les citoyens français, quant à eux,  devront effectuer plusieurs démarches : demande de carte de résident permanent, puis de nationalité britannique ou encore la justification du niveau de revenus pour un permis de travail renouvelé. Au niveau du contrat de travail pour les expatriés actuels, tout reste inchangé jusqu’au terme de celui-ci. Pour celui du salarié expatrié français, plus de statut de travailleur détaché ni de couverture sociale et un régime de retraite modifié. 

Sur le plan de l’expatriation, des changements importants concernent les futurs migrants européens au Royaume-Uni sont à prévoir. Avec les étudiants français ou européens, rien ne change si ce n’est le coût des études (fin des frais de scolarité à tarif préférentiel) et la nature des démarches, notamment avec la reconnaissance des diplômes.

Exit Londres, Paris arrive ! 

Perdre l’une des trois plus grandes puissances ne se fera pas sans casse, et s’il reste impossible à l’heure actuelle de chiffrer précisément les conséquences économiques, il va de soi que des accords bilatéraux seront mis en place par le Royaume-Uni afin de préserver ses relations si particulières avec des pays comme la France. Selon Standard & Poor’s, Paris est la ville qui pourrait tirer le plus son épingle du jeu. 

Faisons confiance à notre capitale pour s’octroyer la 1ère place financière de l’Union européenne, après tout, attirer de nouveaux investisseurs nous permettra aussi d’actionner la croissance de l’emploi à long terme !

Fintech