Lydia s'installe dans quatre pays européens

Lydia s'installe dans quatre pays européens Le spécialiste du paiement au million d'utilisateurs s'est lancé au Royaume-Uni, en Irlande, en Espagne et au Portugal. Il compte s'étendre encore en Europe au deuxième semestre 2018.

L'arrivée de nouveaux acteurs dans le secteur très concurrentiel du paiement n'a pas affaibli le Français Lydia. L'application de paiement mobile est passée de 300 000 utilisateurs particuliers à 700 000 en 2017. Si on rajoute les professionnels, elle compte un million d'utilisateurs. "On a fait en un an deux fois plus que ce qu'on a fait les 40 premiers mois. Aujourd'hui, plus de 2 000 particuliers s'inscrivent chaque jour sur Lydia", se réjouit Cyril Chiche, cofondateur de la start-up créée en 2013. Ces bons chiffres ont permis à la jeune société de se lancer discrètement dans quatre pays européens (Espagne, Irlande, Portugal et Royaume-Uni) entre septembre et octobre dernier. "Nous n'avons pas du tout parlé car nous avons eu beaucoup d'actualités ces derniers temps : le partenariat avec Cdiscount, l'apparition dans le classement Fintech100 mondial de KPMG et l'acceptation d'Apple Pay", explique Cyril Chiche.

L'objectif de Lydia est de capter 200 000 utilisateurs d'ici fin 2018 dans ces quatre pays

Lydia a choisi ces quatre pays européens pour des raisons précises. Tout d'abord, pour leur environnement réglementaire. Comme toutes les fintech françaises qui souhaitent s'exporter, elle a eu recours au passeport financier, un dispositif qui permet de vendre des produits dans l'UE en étant agréé seulement par le régulateur de son pays d'origine. Deuxième raison : ces pays ont des usages mobiles. "Ils présentaient le plus fort taux de mobile-native en Europe, ils comptent beaucoup de jeunes et leurs taux d'équipement de smartphones sont importants. C'est le cœur de notre base d'utilisateurs. En France, 70% d'entre eux ont entre 18 et 30 ans", précise Cyril Chiche. "On pense souvent que le Portugal n'est pas en avance mais les péages d'autoroutes n'existent plus. A la place, il y a le système ViaVerde, des portiques au-dessus des voies qui prennent en photo la plaque et c'est payé", ajoute-t-il.

Même stratégie qu'en France

Lydia n'a pas ouvert de bureaux dans les quatre pays. "Les lancements se font depuis Paris mais nous avons l'intention d'en ouvrir si le développement continue selon le rythme actuel", expose le cofondateur. A la place, l'entreprise a monté des équipes composées de salariés de nationalités étrangères ou ayant un fort lien avec la culture du pays. Elles occupent des fonctions de ventes, de marketing et de support client. L'application et le site de Lydia ont été traduits dans les trois langues et adaptées aux spécificités de chaque pays. "En Angleterre, il y a évidemment une autre devise mais il y a aussi d'autres différences. Ainsi, l'IBAN est méconnu du grand public anglais qui utilise la combinaison sort code + account number", précise-t-il.

L'objectif de Lydia est de capter 200 000 utilisateurs d'ici fin 2018 dans ces quatre pays. "Nous y avons enregistré un démarrage plus rapide qu'espéré. En deux mois, nous comptons déjà quelques milliers d'utilisateurs dans chaque nouveaux pays. Le Royaume-Uni, pays où la concurrence est accrue est celui où nous avons démarré le plus fort", s'enthousiasme Cyril Chiche. Pour atteindre ce chiffre, Lydia compte adopter la même stratégie qu'en France, c'est-à-dire nouer des partenariats avec des campus étudiants. Il compte par la suite s'associer à des retailers, comme il l'a fait en France avec Franprix et Cdiscount. "Nous attendons d'avoir une masse critique d'utilisateurs. Nous pensons que ce sera le cas d'ici le dernier trimestre 2018. Mais si entre temps il se passe quelque chose ou qu'une grande enseigne vient nous voir pour s'associer, on le fera plus tôt", avance le cofondateur.

Entre temps, Lydia a déjà prévu de se lancer dans d'autres pays. "Nous comptons en ouvrir d'autres au deuxième semestre 2018. Nous commençons à évaluer lesquels mais ce qui est sûr c'est que ce sera toujours en Europe", conclut-il.

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