Assurance habitation : une hausse des prix de 3 à 4% par an d'ici 2018

L'augmentation de la sinistralité en 2015 et 2016 obligera les assureurs à relever leurs tarifs pour préserver leur équilibre, d'après Xerfi.

Les évènements climatiques qu'a connus la France ces douze derniers mois, notamment les inondations qui ont eu lieu dans le Nord, obligent les assureurs à mettre plus qu'à l'accoutumée la main à la poche. D'autant que, comme le rappelle Xerfi dans sa récente étude L'assurance multirisques habitation face aux nouveaux usages, les sinistres climatiques coûtent plus cher à indemniser que d'autres risques couverts, comme les cambriolages. Les assureurs n'auront donc "d'autres choix que d'augmenter les prix afin de préserver leurs équilibres techniques", estime le cabinet d'analyses. La hausse des tarifs attendue est comprise entre 3 et 4% par an à l'horizon 2018, après +3% entre 2013 et 2014 et +2% entre 2014 et 2015.

© Xerfi

Le levier tarifaire n'est toutefois pas la seule flèche que les acteurs du marché ont à leur arc. Leur activité sera notamment portée par l'augmentation de la masse assurable qui découlera de la progression des ventes de logements neufs (merci les taux bas), soulignent les auteurs de l'étude. D'où une hausse des cotisations de 4 à 5% par an escomptée d'ici 2018. Sans compter que l'essor du logement connecté ouvre de nouvelles portes aux assureurs. Certains les ont déjà poussés en lançant des offres de télésurveillance : Axa, Groupama et Macif, tous les trois cités par les auteurs de l'étude.

Ces derniers estiment par ailleurs que le renforcement des dispositifs commerciaux, et notamment la mise en place d'une distribution multi-accès, laissant le choix du canal de souscription à l'assuré, portera ses fruits en termes de souscription.

 

L'étude "L'assurance multirisques habitation face aux nouveaux usages" est publiée par Xerfi, éditeur indépendant d'études économiques sectorielles.

 

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