Des recettes insuffisantes

Entre le premier trimestre 2006 et le premier trimestre 2014, le solde primaire de la Grèce, c’est-à-dire le solde avant remboursement de la dette, n'a été en excédent qu'à trois reprises. Optimiste, la Troïka demande au pays d'attendre un excédent primaire de 3,5% du PIB en 2018, afin d'être en mesure de rembourser sa dette par lui-même plutôt qu'en empruntant.
Problème, en 2014, un excédent de 3,5% n'aurait représenté que 6,5 milliards de recettes. Si l'on considère que la Grèce n'emprunte plus un sou, que son PIB se maintient à son niveau de 2014, que chaque année elle parvient à atteindre les 3,5% d'excédent primaire, et enfin qu'elle consacre la totalité de celui-ci au remboursement de la dette, il lui faudrait 49 années pour satisfaire ses créanciers. Sachant que le dernier remboursement est prévu dans… 39 ans.
©  JDN