Confidentiel : Volty, le premier chatbot de la smart city, est né

Confidentiel : Volty, le premier chatbot de la smart city, est né The Chatbot Factory lance un agent conversationnel capable de diriger les conducteurs de véhicule électrique vers la borne de recharge la plus proche.

Pour recharger rapidement son véhicule électrique, il suffit désormais d'en toucher un mot à Volty. L'agent conversationnel mis au monde par le français The Chatbot Factory est désormais disponible à tout moment sur Facebook Messenger : "Lors du premier contact, qui peut se faire par reconnaissance vocale, il pose quelques questions pour personnaliser l'expérience, notamment sur le modèle du véhicule, et connaître des informations essentielles telles que la puissance électrique maximale pour la recharge", explique Thomas Sabatier, PDG de The Chatbot Factory.

Volty dirige l'utilisateur vers la borne de recharge compatible avec son véhicule la plus proche. © The Chatbot Factory

La start-up incubée chez Look Forward (Showroomprivé) et We love startups (Oracle) se base sur les nombreux jeux de données des constructeurs déjà disponibles en ligne pour retrouver la puissance et le type de prise selon le modèle. Connecté à l'API d'Open Charge Map, un portail open data international recensant toutes les stations de recharge du monde et leurs caractéristiques, l'intelligence artificielle de Volty croise ensuite ces données avec la géolocalisation de l'utilisateur pour le diriger vers la borne adéquate la plus proche.

Le chatbot sera mis à jour au plus tard début janvier et sera alors capable de croiser les data sur l'autonomie moyenne du modèle que possède l'utilisateur avec le trajet qu'il prévoit d'effectuer. S'il veut aller de Paris à Angers avec sa batterie rechargée à 100%, par exemple, Volty saura que l'autonomie n'est pas suffisante et à quel moment et à quelle borne il pourra s'arrêter pour recharger sa voiture. "Il sera aussi à l'avenir capable de donner des informations complémentaires, touristiques notamment, sur la destination et de prendre en compte l'état du trafic en temps réel. L'expérience évoluera plus rapidement et régulièrement que s'il s'agissait d'une app, où chaque changement oblige à repenser l'interface et l'ergonomie et à une validation par Apple ou Google. Nous prévoyons de sortir une nouvelle fonctionnalité par semaine", affirme-t-il.

"Nous prévoyons de sortir une nouvelle fonctionnalité par semaine"

Dans un premier temps, le chatbot n'est disponible qu'en français : "Nous voulons montrer qu'il peut y avoir de belles expériences en français et ainsi lancer un signal fort au marché", justifie Thomas Sabatier. S'il n'est pour l'instant présent que sur Facebook Messenger, Volty a vocation à se développer rapidement sur d'autres réseaux sociaux : "Nous attendons impatiemment l'ouverture de WhatsApp, notamment", avance-t-il. Après avoir œuvré pour des marques comme Uber ou Sephora notamment, Thomas Sabatier croit au potentiel de son chatbot dans la smart city : "Ce marché est étroitement lié à la problématique de la mobilité, qui sera demain forcément électrique. Or le principal frein à l'achat d'un véhicule électrique, c'est la crainte de ne pas pouvoir trouver une borne de recharge au bon endroit et au bon moment. Volty permet de lever cet obstacle", analyse le PDG de The Chatbot Factory.

"Le principal frein à l'achat d'un véhicule électrique, c'est la crainte de ne pas pouvoir trouver une borne de recharge au bon endroit et au bon moment"

"Le business model est très différent car les villes n'ont pas les mêmes moyens ni les mêmes priorités que les marques mais pour l'instant nous n'avons pas d'objectif de monétisation. Notre but est dans un premier temps de faire la promotion du conversationnel et de le démocratiser", poursuit-t-il. Et pour la jeune pousse l'investissement n'est pas insurmontable : "Cela représente 2 mois de développement pour une équipe de 4 à 5 personnes", détaille-t-il.

Un effort raisonnable pour des retombées importantes selon le jeune entrepreneur : "Ce premier test grandeur nature permettra de mesurer l'appétence du public pour ce genre d'initiative et d'identifier la meilleure façon de le faire entrer dans leur quotidien."

L'entreprise en profite aussi pour tester pour la première fois une double expérience au choix : le vouvoiement et tutoiement. "Nous croyons beaucoup à l'ultra-personnalisation sur le marché des chatbots. Ils doivent pouvoir s'adapter en fonction des codes des utilisateurs et à l'avenir ils pourront utiliser des memes pour discuter avec les moins de 30 ans, par exemple", anticipe Thomas Sabatier.

"Nous pourrions à l'avenir créer des expériences personnalisées en fonction des marques et des modèles"

Concentré sur le développement de Volty, le PDG de The Chatbot Factory n'a pour l'instant noué aucun lien avec les constructeurs automobiles et les villes, mais a déjà une idée précise du rôle que son chatbot pourrait jouer à l'avenir : "Nous pourrions à l'avenir créer des expériences personnalisées en fonction des marques et des modèles, avec un agent conversationnel dédié à la Renault Zoé ou à Tesla, pour ne citer qu'eux." Thomas Sabatier espère aussi synchroniser rapidement Volty au véhicule connecté : "Le déploiement d'OS tels qu'Apple CarPlay ou Android Auto nous permettra, dès que les constructeurs l'autoriseront, de se connecter en Bluetooth au système embarqué et ainsi de connaître l'autonomie réelle du véhicule."

 

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