Devenir manager de transition Les erreurs à éviter

Pendant les missions comme entre chacune d'elles, le manager de transition doit prendre garde à certains écueils.

 

Ne pas assez bien se vendre

Comme un consultant indépendant, le manager de transition doit savoir parler de lui, de ce dans quoi il excelle. C'est vrai au moment de la conclusion du contrat, avec son réseau ou son client final. Mais c'est aussi très vrai au cœur de la mission. "En tant que salarié, il avait du temps pour se mettre en avant auprès de sa hiérarchie. Mais devenu manager de transition, il doit apprendre à parler plus rapidement de ce qu'il fait", assure Karine Doukhan. Sur une mission de 4 mois, on n'attendra donc pas le 3e pour évoquer aux actionnaires le retour sur investissement de ses actions.

 

Ne pas assurer la passation

Comme son nom l'indique, un manager de transition n'est aux commandes que pour une période donnée. Cela ne veut pas dire que l'entreprise retombe en bas de la côte dès qu'il aura quitté les locaux. Une mission réussie se mesure également à la capacité du dirigeant à préparer sa sortie, en recrutant son remplaçant permanent, en formant les managers en place, en donnant accès à toute l'information qu'il a pu collecter. Attention donc au syndrome : 'je me rends indispensable'. Sauf, bien entendu, si vous avez en tête de vous faire recruter en CDI derrière.

 

Ne pas préparer l'intermission

"La carrière d'un manager de transition est nécessairement heurtée, avec des périodes d'inactivité, où l'on touche souvent les Assedics, et des périodes d'intense activité", note Jean Lachaud. Un mois pour se remettre de six mois sous forte pression est tout à fait souhaitable. Mais arrive un jour où l'intermission dure trop longtemps. Il s'agit de toujours penser à l'après-mission et, même en poste, de continuer à se tenir informé des opportunités.

 

Ne pas être mobile

En terme d'équilibre entre vie pro et vie perso, le métier de manager de transition est assez contraignant. En plus de ces à-coups, il doit pouvoir être flexible : sur la date de début de la mission (le plus tôt possible généralement), sur les horaires de travail et surtout sur le lieu. "Un manager de transition qui ne prospecte que des entreprises en Normandie, près de là où il habite, aura bien peu d'activité", plaisante Jean Lachaud. Cette mobilité se joue bien entendu sur la France, mais également à l'étranger. Antilles, Koweit, Chine, Allemagne... le manager d'Amadeus Dirigeants a dû traverser la planète plusieurs fois. A éviter si l'on a encore des enfants à charge.

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