Télétravail : des pistes pour le développer en France

Le recours au télétravail dispose encore d'une belle marge de progression en France et constitue une alternative intéressante, révèle un état des lieux du télétravail mené par le Centre d'analyse stratégique suite à la demande de Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de la prospective et du développement de l'industrie numérique.
Premier constat, la France est en retard sur les principaux pays de l'OCDE en la matière, du fait d'une culture managériale peu sensible à cet outil, d'un manque d'information quant à ses bénéfices et d'un manque d'infrastructures de qualité.
La réflexion a aussi dessiné les contours d'un télétravail idoine: un télétravail opéré selon la règle du "double volontariat" et partiellement, à raison de un à deux jours par semaine. En effet, le temps partiel limite les problèmes d'isolement pour les salariés et de réduction des gains de productivité pour les employeurs.
L'encadrement juridique reste néanmoins sujet à clarification concernant notamment les règles d'accidents du travail (affirmation du principe de présomption d'accident du travail au bénéfice du télétravailleur) et du régime d'assurance habitation et de sa prise en charge par l'employeur ; les problèmes étant pour l'instant réglés au cas par cas.
Quoi qu'il en soit l'enjeu est de taille, le potentiel de développement du télétravail pouvant concerner jusqu'à 40 % à 50 % des emplois pour lesquels cette mesure est possible à l'horizon de dix ans.

Innovation / Nathalie Kosciusko-Morizet