A partir de quand puis-je dire qu'un licenciement est sans cause réelle ni sérieuse ?

C’est à la justice de dire si une faute est réelle et sérieuse. © Satori - 123RF
"La qualification de cause réelle et sérieuse est laissée à l'appréciation des juges du fond. La justice possède donc une marge importante pour évaluer la notion de cause réelle et sérieuse", commente Frédéric Guiomar.
Par exemple, un licenciement sera  considéré comme n'ayant pas de cause réelle et sérieuse si l'employeur ne fait référence qu'à une faute, à une incompatibilité d'humeur ou à un comportement déloyal. Hors de ces cas évidents, sans motif crédible, l'appréciation par les juges est donc délicate et il est conseillé de s'adresser à un avocat ou à un défenseur syndical afin de connaître les chances de succès d'une action. Dans l'évaluation des chances de succès, il faut prendre en compte non seulement les arguments qui pourraient être opposés à l'employeur, mais aussi les preuves que le salarié est à même de produire pour établir la véracité de ses allégations".