Les langues
: uniquement celles que l'on maîtrise
Pour qualifier un niveau de
langue, notre professionnelle du CV décommande formellement les sempiternels
"lu, écrit, parlé" : "Cela ne donne aucune indication
sur le niveau de compétences. On préférera les termes 'bilingue',
'courant', 'courant en environnement professionnel', 'intermédiaire', 'très
bon niveau à l'écrit' ou 'perfectible'. Et pas question de mentir
ou d'indiquer son niveau d'il y a dix ans : 'bilingue' est réservé
aux vrais bilingues !" Enfin, il vaut mieux ne pas mentionner les langues
dont on ne connaît que des notions : "Dès qu'une notion
d'échec accompagne une information, on la supprime du CV".
Les
logiciels : seuls ceux qui ne sont pas évidents
| "Si c'est pour dire qu'on aime le cinéma
et la musique, ce n'est pas la peine de mentionner ses hobbies" |
Dans
la même logique, il n'est pas non plus toujours utile de mentionner les
logiciels dont on maîtrise l'usage. Indiquer "Word, Excel, PowerPoint"
dans le CV d'un dirigeant serait un peu absurde. Et à moins d'une précision
explicite dans l'annonce, c'est finalement aussi le cas pour les cadres ayant
suivi un parcours classique. "Par contre, il est tout à fait approprié,
pour un poste dans le marketing ou la communication, d'indiquer sa maîtrise
de Photoshop ou Dreamweaver."
Les loisirs
: s'ils ne sont pas ceux de tout le monde
Quant aux loisirs, ils sont agréables à lire et équilibrent
le CV. Pour autant, Sandrine Durand est catégorique : "Si c'est
pour dire qu'on aime le cinéma et la musique, ce n'est pas la peine de
l'indiquer. En revanche, un ancien champion national de natation ou le détenteur
d'une ceinture noire de judo aura davantage à raconter. Et encore... ce
qui est rare peut se révéler à double-tranchant." En
un mot, ce qui figure dans cette rubrique doit relever d'une vraie passion, très
présente dans la vie du candidat. Et dans ce cas, expliquée d'une
ligne. "Il ne faut pas juste indiquer 'théâtre' : le candidat
va-t-il au théâtre ? met-il en scène ? est-il comédien ?"