Le look a-t-il un impact sur la crédibilité professionnelle ?

Le candidat à l'embauche comme le manager chevronné se pose la question de leur apparence. S'il n'existe pas d'accoutrement idéal, chacun doit respecter certains principes pour rester crédible.

La question du look au travail est récurrente chez les jeunes recrues, comme chez les séniors, sans qu’il puisse, pour autant, exister de réponse unique et définitive à cette problématique. Au bureau, en représentation ou pour un entretien de recrutement : quel look faut-il adopter ? Les interrogations sont nombreuses et les réponses doivent être nuancées pour cette question parfois existentielle pour les juniors et pas nécessairement réglée pour les plus confirmés.
Faut-il adopter un look spécifique à l'entreprise au risque d'y perdre sa personnalité ? Faut-il rester soi-même au risque de dénoter ? Faut-il plutôt afficher sa créativité ou sa position hiérarchique ? Faut-il affirmer sa personnalité ou la modérer ?

Si un collaborateur est avant tout recruté pour ses compétences, et un cadre pour son expérience, en arrivant dans une entreprise ou dans toute organisation publique ou privée, ils vont aussi devoir intégrer un ensemble, un groupe, et participer à la vie d'une collectivité organisée. Ils ne peuvent l'ignorer et doivent donc prendre en compte cette donnée. L'image qu'ils renvoient n'est pas neutre et produit un impact professionnel.
Dès l'entretien de recrutement, avant de pouvoir présenter et valoriser ses compétences, le candidat va devoir paraître crédible, tant par rapport au poste qu'il occupe éventuellement déjà, que par rapport au poste qu'il convoite.
La première impression, souvent décisive dans les relations humaines, sera basée sur l'apparence, le comportement et l'attitude. Le look participe donc pleinement à cette première impression.
Trop endimanché, voire "déguisé", le candidat risquera de perdre sa liberté de mouvement, de comportement et donc sa spontanéité et son naturel. Trop décontracté, il pourra sembler manquer d'égard à l'endroit du recruteur ou de l'entreprise. Il y perdra, probablement, une part de son crédit professionnel.

Professionnelle, reste assurément la ligne de conduite à conserver, celle qui guidera la bonne décision à prendre, en chaque circonstance, pour choisir ou adapter son look.
Que l'on soit femme ou homme, et l'inégalité est grande au niveau du look, l'homme ayant beaucoup moins de variantes acceptables en matière de tenues vestimentaires, il est nécessaire de savoir combiner entre sa personnalité et les circonstances.
Le look ne sera pas identique pour une fonction support, technique ou de terrain, pour une réunion de travail avec des collaborateurs, ou pour une visite de laboratoire. Dans tous les cas, il conviendra de respecter les codes et l'environnement dans lequel on évolue.
Un look décalé, même s'il est la simple traduction vestimentaire d'une personnalité affirmée, risquera toujours de susciter des préjugés hâtifs. Mais, totalement assumé et cohérent avec une personnalité forte, il pourra parfois être un atout. 
Toutefois, la fantaisie ne doit jamais pouvoir être perçue comme un artifice destiné à détourner l'attention. Chercher à masquer un manque de connaissance ou d'expérience par un look décalé peut porter atteinte à la crédibilité ou à la réalité d'un parcours professionnel.
Même dans les métiers de la création, il ne sera pas possible de tout se permettre. Un directeur de la communication, par exemple, est autant un créatif qu'un manager. Il doit construire et gérer un budget, piloter des ressources humaines, ou jouer un rôle de représentation. Il ne porte donc pas que la parole de l'entreprise ou son image. Ses responsabilités sont aussi celles d'un cadre dirigeant à part entière.
Quelques soient les circonstances, quelque soit le lieu ou le secteur d'activité, il faut mettre en adéquation, ses objectifs et ses intentions, son discours et son image. Il faut respecter ses interlocuteurs, internes et externes, pour faire reconnaitre et respecter son expertise professionnelle.
En matière de look, un DirCom devrait être celui qui s'oblige le moins, tout en étant le plus capable de composer ou de s'adapter. En fonction du secteur d'activité et de l'exposition médiatique, l'image qu'il renvoie participe directement ou indirectement à celle de l'entreprise. Le DirCom a bien pour obligation de considérer, voire de soigner son look, c'est déjà une part de son travail, une manifestation de sa vision, de sa stratégie et de ses compétences.
Mais un DirCom n'est pas le seul à représenter l'image de l'entreprise. Chaque collaborateur à son niveau incarne l'entreprise, et la crédibilité de chacun participe aussi à la crédibilité de l'entreprise.

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