Les clés pour réussir son adaptation

Nouveau job, nouveau challenge et nouvelle équipe. Où que vous soyez sur l’échelle de la hiérarchie, vous aurez à vous adapter, et cela influera même sur la suite de votre parcours au sein de l’entreprise. Trouvez le bon positionnement en neuf points.

Ne cherchez pas à prouver

N’adoptez pas un positionnement d’avoir à prouver votre place. Si vous avez été embauché, c’est  sur vos capacités, vos acquis et votre expérience. La justesse de votre présence ici est donc justifiée et validée. La période d’essai ne sert pas à prouver qui vous êtes, mais si, précisément, l’adaptation des deux côtés est bonne. Gardez en tête que si vous cherchez à prouver que vous êtes bel et bien la bonne personne, vous sous-entendez que vous auriez pu ne pas l’être. Donc évitez toutes les erreurs des débuts : travailler beaucoup plus que l’on ne vous le demande, prendre un air coupable si vous êtes sur votre portable quand votre supérieur passe par là, répondre docilement à toutes les demandes du début etc. Ce que vous êtes dans vos débuts doit correspondre à ce que vous voulez être tout au long de votre expérience dans cette entreprise.

Ne cherchez pas à être aimé

Ne cherchez pas à copiner trop vite, à intégrer un groupe, à courir rejoindre vos collègues lors des pauses quotidiennes. Si vous rendez trop central le fait de «bien s’entendre » ou « d’être apprécié », vous risquez d’envoyer en message subliminal que vous êtes en demande, que vous cherchez justement à être aimé. Ce positionnement induira chez l’autre un mouvement de recul, voire de méfiance. Le psychisme humain est comme cela : on se méfie lorsque l’on sent qu’une personne est, rapidement, dans une demande de lien.

Ayez une forme de neutralité bienveillante

Avec vos collègues de niveau hiérarchique égal, sachez être dans une forme de neutralité bienveillante. Nous avons tendance à adopter un positionne- ment négatif. Il consiste à créditer l’autre d’un plus grand savoir, car là depuis plus long-temps que vous. Vous lui posez beaucoup de questions sur le fonctionnement de l’entreprise, réponses que vous pourriez avoir ailleurs. Vous parlez de vos craintes, cherchez son aval sur les premières missions etc. Sachez stopper ce comportement-là, il hiérarchise la relation dès le début. Et vous aurez du mal à quitter la place du nouveau, le temps passant.

Choisissez la manière dont vous parlerez de vous

Autre erreur récurrente, vous cherchez à prouver à vos collègues que vous êtes bon. Dans votre langage, vous exprimez une sur-confiance en vous qui exprimera au final le contraire : l’on sentira que vous n’êtes pas à l’aise ou que vous cherchez à cacher vos failles derrière une survalorisation de votre être. Par où cela passe-t-il ? Vous prenez beaucoup de temps à parler de vos expériences passées, vous répétez à qui veut l’entendre les bonnes choses que l’on a dit de vous lors des entretiens d’embauche etc. Ce comportement-là est aussi à arrêter, car au final il dévoile complètement vos angoisses à vous de ne pas être à la hauteur et renvoie une image de vous erronée.

Soyez fidèle à vous-même

Avec la hiérarchie, sachez vous montrer fidèle à vous-même et donc fidèle à celui que vous avez été en entretien d’embauche. Même si vous n’êtes pas aussi confiant que l’image que vous avez cherché à donner ou que certaines de vos expériences passées n’ont pas été exactement comme vous les avez explicitées, gardez comme ligne directrice de votre conduite la personne qui s’est exprimée en vous lors des entretiens. Sachez taire vos angoisses, n’exprimez pas vos insécurités, plus vous vous montrerez confiant plus vous inspire-rez de la confiance.

N’écoutez pas vos angoisses

Soyez au clair avec vos propres angoisses. Il est normal que, lorsque l’on commence un nouveau job, nous ressentions certaines angoisses. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de n’être pas assez bon, de regretter son choix, de ne pas s’intégrer justement etc. Ces peurs sont le reflet de vos angoisses mais en aucun cas le reflet de la réalité. Cela dit, elles peuvent orienter votre regard et votre comportement dans ce sens si toutefois vous les prenez comme boussole. Sachez repérer ces peurs qui viennent en vous au cours de la journée et les repousser avec votre raison. Comment ? En vous formulant qu’il ne s’agit que de pensées créées par vous-même, liées à vos angoisses et à votre manque de confiance en vous et non à l’image que certains se font de vous, ou à la suite de votre parcours dans l’entreprise. Les pensées négatives sont rarement pressentiment et sont pratiquement toujours issues de nos vécus torsadés, mauvaise image de vous, et de votre faculté à angoisser en toute situation.

Soyez à l’écoute

Dans les premiers temps, soyez très à l’écoute de vos collègues, avec vous et entre eux. De même pour votre hiérarchie, amusez-vous à repérer les ententes et mésententes, les penchants de chacun.
Ce temps d’observation vous permettra d’éviter deux écueils. Celui de prendre contre vous certaines attitudes qui au final seraient en direction de tout le monde. Par exemple, un collègue qui ostensiblement ne cherche pas à dialoguer avec vous pourrait provoquer chez vous un questionnement. Mais si vous accédez, au préalable, au fait qu’il est ainsi avec tout le corps professionnel, les questions qui auraient pu se poser s’annulent d’elles-mêmes. On apprend beaucoup plus d’autrui par l’observation et l’écoute que par ce que chacun dit de soi. 

Continuez à faire votre choix

Vos premiers pas dans votre nouvel emploi doivent se faire à cette lumière : êtes-vous satisfait des conditions de travail ? Vous projetez-vous dans cette entreprise ? Ne vous coincez pas dans l’impression que, lorsque la décision est prise, la marche arrière est impossible. Le choix est toujours possible à celui qui le comprend. Ne faites pas d’un nouveau job, ou d’une décision prise, une prison intérieure, continuez à être dans une décision de si, oui ou non, vous souhaitez vous installer durablement dans cette entreprise. Plus l’on sentira cela chez vous, plus ceux que vous côtoyez chercheront à s’adapter à vous, et non le contraire.

Laissez-vous le temps des nouveaux repères

Lorsque l’on commence un nouveau travail, le temps d’adaptation peut être plus ou moins long.
Vous allez regretter certaines choses de votre ancien boulot, comparer, faire des points de contact entre toutes les possibilités que vous n’avez pas prises afin de vous lancer dans cette nouvelle aventure.
Et comme il y a forcément un enjeu dans toute décision, sachez prendre du temps avant de faire le bilan. Car pour toute personne, les débuts sont porteurs d’angoisse et votre regard ne saurait être lucide. Une période d’adaptation prend environ deux à trois mois; alors restez confiant même face à des déceptions, car votre terrain professionnel, c’est vous qui pourrez le modeler; mais pour cela vous devez, avec le temps, le comprendre et l’analyser du dedans. Si dans les premiers temps des éléments professionnels peuvent paraître incompréhensibles, ils vous seront peut-être essentiels passés quelques mois.

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