La réussite est désormais collective… ou elle n’est pas !

Repenser les modèles d'organisation pour replacer la confiance au coeur de l'action. Libérer les énergies et l'intelligence collective. Tels sont les défis des dirigeants du XXIème siècle désireux de décupler la capacité d’innovation, différencier leur organisation et créer durablement de la valeur.

L’évidence est là : la réussite est désormais collective… ou elle n’est pas ! Encore faut-il décider consciemment de mettre en œuvre les conditions propices à son émergence avant qu’elle ne devienne une urgence absolue.

Ré-inventer les modèles pour libérer les énergies, la capacité d’innover

Pour que l’organisation soit en mesure de se mobiliser rapidement et totalement au moment où le besoin apparaît, elle doit avoir cultivé la confiance et la responsabilisation en amont ; avoir démontré à chacun que son action, ses idées et ses contributions sont déterminantes, quel que soit son niveau et quel que soit son rôle.

Ce qui signifie avoir posé les conditions d’un contrat de confiance management-collaborateurs, instaurant une réciprocité explicite : "tu t’investis et je te reconnais à ta juste valeur". "Je mise sur toi (te donnes les moyens d’agir et de t’épanouir) et tu donnes le meilleur de toi".

Ce qui implique, pour les organisations, de ré-inventer les modèles de réussites, les repères d’efficacité, et donc les méthodes d’organisation et de management.

C’est-à-dire de passer d’une logique réactive du type "carotte et bâton" (logique « X » de Mc Gregor selon laquelle un salarié ne travaillerait que sous la menace d'une sanction), encore trop répandue, à une vision motrice (vision « Y » selon laquelle un collaborateur placé dans les bonnes conditions donnera spontanément le meilleur de lui-même), que certains précurseurs ont tenté avec succès.  "Le rôle du leader, c’est d’aider les collaborateurs et de faire confiance. Clairement, il y a un lien direct entre l’engagement des équipes et la performance au niveau de la loyauté des clients, du résultat et de la croissance",
partage Michel Landel, Directeur Général du groupe Sodexo dans l’ouvrage La Confiance, un nouveau leadership ? Les 7 clefs de l’intelligence collective (Editions ReThink & LEAD).

Replacer la confiance au cœur de la dynamique de l’entreprise

La révolution de la confiance est en marche et gagne du terrain, non seulement dans les starts-up, mais aussi dans de grandes organisations, en recherche de plus de réactivité, d’innovation et de flexibilité. Elle passe, souvent encore, par des dirigeants et managers résilients qui décident de leur propre initiative de sortir des sentiers balisés et d’oser co-construire avec leurs équipes de nouvelles manières de faire pour pallier aux défis d’un monde complexe et volatile.

Ceux-là redéfinissent l’art du manager comme l’art de placer les équipes en capacité de générer collectivement la meilleure réponse possible et de la mettre en œuvre d’une seule voix en un temps record.

Leaders responsabilisants, ils s'attachent à repérer ce qui est en leur pouvoir, ce qu’ils peuvent faire pour redonner de la marge de manœuvre à leurs collaborateurs sans déséquilibrer le reste de l’organisation. En s’assurant que tous partagent une même vision de l’objectif à atteindre et placent la satisfaction du client au centre de leurs initiatives.

Redonner sens et envie au travail pour un collectif gagnant !

Leader d’un nouveau genre, les managers de la confiance ont compris que rien n’est plus puissant pour la performance que l’engagement personnel. Ce qui rejoint le besoin que ressent tout être humain d’être utile et de contribuer à quelque chose qui le dépasse.

L’entreprise (re)devient, ce faisant, un lieu-repère auquel il fait bon appartenir parce qu'elle donne des ailes à l’action individuelle en la muant en réussite collective.

Loin de la déclaration d’intention qui pourrait être vue comme utopique, cette orientation est plus que rentable, l’expérience le prouve. "Le résultat de cette co-construction a été pour nous +18% des ventes sur deux ans, à équipe constante", affirmait François Brounais, Directeur Général France, Haworth, lors du Forum ReThink & LEAD du 7 octobre 2014.

Et si les entreprises se mettaient à comptabiliser les optimisations, résolutions de problèmes, gains de temps et réductions de coûts, ainsi que les innovations qui découlent de démarches responsabilisantes et participatives ? La démonstration serait ainsi faite du ROI indiscutable… et donc du potentiel de création de valeur encore sous-évalué dans de nombreuses organisations !

Autour du même sujet