Pourquoi les employeurs doivent davantage soutenir les pères au travail

Dans une société érigeant l’égalité au rang de valeur essentielle, les pères exerçant une activité professionnelle veulent logiquement avoir davantage l’opportunité de s'occuper de leurs enfants.

 Le rapport Modern Families Index 2016 publié par l’organisme caritatif Working Families fournit des détails sur le rapport des pères français au travail. Ainsi, seuls 53 % d'entre eux sont à l’aise à l’idée de solliciter une réduction de leurs horaires ou la possibilité de travailler à distance, alors que la législation britannique autorise tous les travailleurs à le faire depuis des années.

Stress et fatigue

Face à l’augmentation permanente du coût de la vie, on remarque que dans près de la moitié des ménages (49 %), les deux parents travaillent à temps plein. Ajoutons à cela le manque de temps pour les tâches ménagères et la nécessité de s’occuper malgré tout des enfants, et on obtient alors près d’un tiers de parents actifs (29 %) se disant littéralement épuisés la plupart ou tout le temps.

Ces derniers n’ont dans ce cas pas d’autre choix que de prendre un arrêt maladie ou des congés. Cette problématique n’affecte pas uniquement les mères : en effet, un père sur cinq prend lui aussi part aux tâches liées à la garde des enfants.

La flexibilité du travail permet à ceux-ci de mieux gérer leurs responsabilités familiales et de parvenir à un meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle. En outre, cette pratique offre une série d’avantages aux pères, mais aussi à leurs employeurs, notamment sur les plans de la productivité, du moral et de la santé de leurs salariés.

Que faire ?

Dans ce cas, pourquoi ne font-ils pas le nécessaire pour autoriser ou encourager davantage de flexibilité au travail ? La crainte que cela n’affecte la qualité et les performances des salariés semble être un motif légitime pour rejeter leurs requêtes.

Pourtant, toutes les études indiquent que la possibilité pour les employés de travailler quand et d’où ils le souhaitent, a un impact positif en matière de qualité et de performances. Ainsi, une enquête menée par l’université de Stanford a révélé que les professionnels libres de travailler sur leurs appareils et dans leur propre espace étaient plus productifs (de 13,5 %) que leurs collègues travaillant exclusivement au bureau.

Les employeurs encore réticents à l’idée de faire confiance à leurs salariés doivent s’appuyer sur les technologies adéquates. En effet, seules ces technologies permettent aux employés de produire la qualité et la quantité de travail voulues.

Les nouvelles technologies de collaboration sont clairement essentielles pour proposer de la flexibilité au travail. En outre, la possibilité pour les employés d’utiliser leurs appareils et applications (BYOD/BYOA) avec rapidité, fiabilité et sécurité leur permet d’être plus productifs à distance ou en déplacement. Cependant, ces plateformes doivent proposer une intégration simple et sans accroc les unes avec les autres. Leur optimisation pour les terminaux mobiles constitue par ailleurs un bon indicateur de leur compatibilité avec les technologies actuelles et de demain.

Tout en favorisant la flexibilité au travail, les technologies BYOD et BYOA permettent égalementd’accroître la productivité des employés au bureau. En posant de telles bases, les employeurs mettent en effet en place des processus et des infrastructures qui créeront des conditions favorables pour l’avenir. Les entreprises peuvent alors faire leurs premiers pas en matière de flexibilité en proposant à leur personnel d’assurer certaines missions en déplacement, au retour de réunions ou de rendez-vous. La suite consistera à autoriser progressivement leurs employés à travailler hors de leur bureau.

Pour les pères exerçant une activité professionnelle, les signes sont prometteurs pour l’avenir : deux tiers (69 %) des jeunes pères profitent déjà d’une telle flexibilité, contre un peu plus de la moitié des plus de 36 ans. Cependant, pour que cette tendance se poursuive et que chacun profite de ce meilleur équilibre entre vie privée et vie professionnelle, les entreprises doivent adopter des technologies, des processus et une culture de flexibilité au travail.

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