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Prime dividende : combien versent les grandes entreprises
Publié le 06/12/2011
Entre 50 et 1 200 euros, c'est le large éventail du montant de la "prime dividende" versée par 23 entreprises du Cac 40, dont 15 n'offrent pas plus de 350 euros à leurs salariés. 16 sociétés, elles, n'ont pas versé de prime et une (Pernod-Ricard) n'a pas encore pu fixer le montant. Au rang des salariés bien lotis, on trouve ceux de Michelin, chez qui la prime s'élève à 2,3% du salaire et qui peut monter jusqu'à 1 200 euros. Technip verse 1 000 euros à chacun, BNP Paribas 790 euros et L'Oréal propose entre 450 et 765 euros. A l'autre bout de l'échelle, on trouve les salariés de Cap Gemini, chez qui la prime peut descendre jusqu'à 50 euros. Dans la plupart des cas, la fameuse "prime Sarkozy" a rarement été à la hauteur des espérances : François Baroin, alors ministre du Budget, avait évoqué en avril 2011 un montant de 1 000 euros. Dans la réalité, les primes oscillent en majorité entre 100 et 350 euros (15 entreprises sur 23). Voici le détail pour les entreprises du Cac 40.
Les entreprises concernées par le dispositif (au moins 50 salariés, dividende en hausse par rapport à la moyenne des deux années précédentes) avaient jusqu'au 31 octobre pour négocier cette prime. Au final, les employeurs peuvent prendre la décision sans accord des organisations syndicales. Ils peuvent aussi opter pour différents procédés : verser une prime ou accorder un supplément d'intéressement, choix fait par Air Liquide ou PSA. Au sein du Cac 40, 16 entreprises ne versent pas de prime dividende. Ces groupes ne répondent pas aux critères fixés par la loi, soit parce que le dividende versé pour l'exercice 2010 est en baisse par rapport à la moyenne des deux précédents exercices, soit parce que le siège est à l'étranger (par exemple EADS, groupe de droit néerlandais). Le cas de Pernod-Ricard est un peu différent puisque le groupe clôture son exercice fin mars, les négociations sont donc toujours en cours. Dans certaines entreprises, la négociation s'effectuait au niveau des entités du groupe. Chez PPR, par exemple, un salarié de la Fnac ne touche pas forcément la même prime que son collègue travaillant pour la Redoute ou que celui évoluant au sein de la holding. Autour du même sujet
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