Les 7 impacts du digital sur le secteur de la formation

Les poids lourds du e-learning ont le vent en poupe. Pas étonnant selon une étude de notre partenaire Xerfi.

L'essor du numérique a d'énormes impacts sur le monde du travail : recrutement, management, process, métiers… tout change. Et le domaine de la formation professionnelle n'échappe pas à cette tendance de fond, dévoile l'étude "La nécessaire réinvention des organismes de formation privés", menée par notre partenaire Xerfi.

Ce dernier a identifié 7 conséquences de la révolution digitale sur le secteur de la formation. Elles permettent au passage d'expliquer pourquoi les poids lourds du e-learning connaissent une belle croissance (ainsi OpenClassrooms a levé 6 millions d'euros en septembre 2016 tandis que son concurrent Coorpacademy a levé 10 millions d'euros un mois plus tard).

  • L'apparition de nouveaux modèles d'apprentissage et de formation : les Mooc et les Cooc disruptent le secteur. Selon le rapport de Xerfi, ces nouveaux entrants sont susceptibles de prendre des parts de marché aux organismes traditionnels.
  • Evolution inévitable des pratiques et des attentes en matière de formation et d'apprentissage : Internet fait partie du quotidien d'une majorité de la population qui consomme, se divertit et désormais s'instruit en ligne.
  • Renforcement du caractère capitalistique de l'activité : passer d'un modèle de formation présentielle à un modèle digital n'est pas à la portée de toutes les bourses. Pour les organismes de formation privés, l'addition peut être salée. Intégrer une offre disponible sur PC, smartphones, tablettes nécessite de coûts importants en conception et en dimensionnement. Conséquence pointée par Xerfi : "la formation professionnelle devient progressivement une activité à la fois plus capitalistique et plus risquée. 
  • Modèle d'affaires et arbitrage entre gratuit et payant : le numérique met la connaissance à la disposition de tous. Dès lors les entreprises peuvent choisir de mettre une partie de leurs formations digitales gratuitement à disposition des apprenants. L'étude Xerfi conseille aux organismes de formation tentés par une digitalisation de leur offre de basculer vers un modèle de gratuité partielle. Elle constate d'ailleurs qu'une partie des acteurs pure players du web (Mooc, applications mobiles...) gagnent du terrain en s'appuyant sur une offre fremium (qui consiste à atteindre une masse importante d'utilisateurs grâce à un service gratuit, puis proposer des contenus ou des fonctionnalités payants).
  • Evolution de la relation au client / co-conception : le digital permet facilement au client et à l'organisme de formation de concevoir les programmes pédagogiques ensemble. L'heure est donc au social learning et à la co-conception. 
  • Transformation du marché du travail : comme le rappelle l'étude Xerfi, 80% de l'emploi de demain n'existe pas aujourd'hui. Les compétences doivent s'adapter et se redéployer en permanence ce qui, pour les organismes de formation, est une opportunité de développement.
  • Accélération du progrès dans les technologies de traduction simultanée : l'apprentissage des langues est lui aussi amené à changer du fait de la digitalisation. Selon l'étude, les outils de traduction simultanée ne sont pas une menace pour ce secteur de la formation… sur le court terme. En revanche, à long terme ils pourraient se substituer aux organismes de formation de langue qui auraient donc tout intérêt à se préparer à cette révolution.

 

Source

L'étude "La nécessaire réinvention des organismes de formation privés"  est publiée par Xerfi, éditeur indépendant d'études économiques sectorielles.

 

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Mooc / Cooc