Un tiers des Européens désapprouvent le comportement de leur manager

Dans un contexte de crise, les managers ont-ils réellement du souci à se faire par rapport à une possible désaffection au sein de leurs équipes ? Le besoin de sécurité d'emploi, la baisse des opportunités de mobilité externe devraient jouer en la faveur d'un statut quo en attendant que l'orage passe. Mais au-delà des clichés, pas moins de 27 % des employés européens se déclarent "neutres" et "peu motivés" pour rester dans leur entreprise dans les 12 prochains mois, selon l'étude annuelle de Krauthammer, une société de coaching. Et seulement 15 % des employés ont une pensée positive lorsqu'ils évoquent leur travail, alors que la satisfaction au travail reste le facteur de motivation le plus important. Si pour 64 % des managers leur comportement est "exemplaire" ou "opérationnel", il est grand temps pour les 33 % dont le comportement est "pénalisant" voire "disqualifiant" de revoir leurs méthodes de management.

Selon l'étude, cela passe en priorité par une meilleure analyse commune des problèmes que rencontrent les employés : 95 % des employés l'attendent et seuls 52 % l'expérimentent réellement. Autre pratique managériale plébiscitée par 80 % des employés : la reconnaissance spontanée de ses erreurs, que seuls 43 % d'entre eux remarquent dans les faits. L'autonomie accordée à l'employé et la prise en compte du développement personnel lorsqu'un manager délègue une tâche sont réclamées respectivement par 83 % et 81 % des salariés. Mais seuls 35 % et 32 % des personnes interrogées le constatent dans la réalité. De même, 80 % des employés aimeraient être encouragés dans l'expression de leurs idées, être impliqués en cas de dilemme et 75 % attendent d'être félicités pour leurs efforts et leurs résultats. Mais seuls 39 % déclarent en bénéficier.

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