Retraites en Europe : le comparatif en une carte interactive

Retraites en Europe Âges de départ, taux de cotisations, régimes spéciaux... Les systèmes d'assurance vieillesse varient d'un pays à l'autre sur le continent. La preuve en carte.

L'Europe des retraites n'est pas pour demain. Sur ce dossier comme sur d'autres, chaque pays a développé son régime, avec sa logique propre. Le 13 septembre, Jean-Marc Ayrault s'est d'ailleurs déclaré fier de mener une réforme des retraites "à la française".

Résultat, de l'Espagne à l'Estonie, de la Finlande à la Grèce, le nombre de trimestres varie du tout au tout, les modes de financement sont plus ou moins originaux, les régimes plus ou moins spéciaux... La preuve avec cette carte interactive.

Prenez l'âge de départ en retraite. Alors qu'il faut parfois attendre 65 voire 67 ans pour percevoir une pension en Europe de l'Ouest, cette limite a tendance à baisser à mesure que l'on se déplace vers l'est. En Russie ou en Biélorussie, elle s'établit à 57,5 ans.

Quant aux annuités de cotisations nécessaires pour toucher une pension complète, elles oscillent entre 30 années (Royaume-Uni et Lituanie) et 45 années (Autriche, Belgique, Finlande et Serbie). Avec ses 41,5 années (pour les générations 1955 et 1956), la France se situe plutôt en haut de la fourchette. Le passage à 43 années en 2035 annoncé par Jean-Marc Ayrault devrait confirmer ce positionnement.

Le mode de financement, lui aussi, fait le grand écart. En Islande, par exemple, le financement est parfois pris en charge à 100% par l'employeur. Ailleurs, comme aux Pays-Bas, il est entièrement assumé par le salarié. Entre les deux, toute une palette de subtil dosage existe dans la répartition des cotisations retraite.

D'autres critères, non présentés sur cette carte, rendent encore plus disparates les régimes de retraites sur le continent : le rôle du système de capitalisation, la fiscalité utilisée, le niveau des pensions... Les tenants de l'harmonisation peuvent se faire des cheveux blancs..

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