Nicolas Beytout : "Les 2 millions investis par le groupe Dow Jones dans l'Opinion peuvent en appeler d'autres"

Le fondateur de l'Opinion, Nicolas Beytout, venait s'exprimer sur son récent rachat par le groupe américain dans l'émission #Media, organisée en partenariat avec CB News.

Le fondateur de l'Opinion, Nicolas Beytout, était l'invité de l'émission #Media, présentée par le JDN et CB News. Il est revenu d'emblée sur l'annonce de l'entrée du groupe Dow Jones au capital de sa société, moyennant un investissement de 2 millions d'euros. Filiale de News Corp, l'empire de presse de Ruper Murdoch, le groupe Dow Jones détient des marques aussi prestigieuses que l'agence financière du même nom, le Wall Street Journal et le magazine économique Barron's.

"Nous avions besoin, pour aller plus loin, d'un professionnel des médias, si possible étranger, pour échapper au remue-ménage et sous-jacent politique qui caractérisaient la vague de concentration en France", explique Nicolas Beytout. Ce qui séduit Rupert Murdoch ? "Un positionnement numérique avec une extension papier", "un business model axé autour du payant" et "un journalisme dit de qualité".

Du côté de l'Opinion, ce rapprochement permet au jeune titre d'acquérir "un vrai statut", tout en déployant de nombreuses synergies éditoriales et commerciales. "Nous allons pouvoir échanger mutuellement nos contenus et mutualiser nos processus sur le numérique", précise-t-il. Bientôt également, des couplages "l'Opinion – Wall Street Journal" pour permettre à l'Américain de conquérir le public français. L'investissement de 2 millions d'euros est "un investissement stratégique", un moyen pour le groupe de tester le marché français et qui peut "en appeler d'autres".

Ont ensuite été évoqués le repositionnement sur le numérique de l'Opinion après voir beaucoup mis l'accent sur le papier, l'éventuelle amnistie fiscale de Médiapart et Arrêt sur Images ou encore l'influence grandissante des Xavier Niel, Patrick Drahi et consorts au sein du monde des médias français.

Hashtag Media