La cash machine Facebook à la loupe Une forte dépendance à la pub... et à Zynga

L'un des principaux facteurs de risques évoqués par Facebook concerne sa dépendance au marché publicitaire, exposant le réseau social à une baisse de revenus en cas de contexte économique défavorable. L'émergence de concurrents directs ou indirects pourrait également contribuer à couper Facebook de l'essentiel de ses revenus. Voire une trop grande réussite de son application mobile, au détriment du site, puisque Facebook n'y diffuse pas de publicité.


Afin de réduire sa dépendance au marché publicitaire, Facebook a donc entrepris de diversifier ses sources de chiffre d'affaires en se focalisant sur sa devise virtuelle, les Facebook Credits, qu'il a rendu obligatoire pour acheter ou vendre tous types de biens virtuels sur le réseau. Inexistante début 2010, cette activité représentait déjà 10% des revenus de l'entreprise en fin d'année et 15% sur l'ensemble de l'année 2011.


Cette diversification apporte cependant une autre forme de dépendance : celle à l'éditeur de jeux sociaux Zynga. Le réseau social reconnaît en effet que les revenus apportés par Zynga (qu'il classe dans les paiements) représentent à eux seuls 12% de l'ensemble de son chiffre d'affaires. Zynga réalise donc la quasi-intégralité des revenus "paiements" de Facebook. Pour garder Zynga sur son réseau, Facebook a même accepté de partager ses revenus publicitaires tirés de l'univers de Zynga avec lui.


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