Les fintech françaises misent sur les partenariats pour s'imposer

Les fintech françaises misent sur les partenariats pour s'imposer Certaines start-up de la finance ne s'allient qu'avec des acteurs historiques du secteur quand d'autres privilégient leurs homologues étrangères.

Les fintech françaises ont du pain sur la planche. Ces start-up, qui utilisent les technologies de l'information et de la communication pour proposer des services financiers moins chers que ceux des acteurs traditionnels et avec une meilleure expérience utilisateur, n'attirent encore qu'une audience confidentielle. Et elles n'arriveront à "enclencher un cercle vertueux de croissance", comme le disent les auteurs de l'étude Xerfi "Les Fintech et nouveaux entrants dans la banque et l'assurance", qu'en excellant sur tous les tableaux : acquisition d'audience, notoriété, confiance et expérience utilisateur.

Face à l'ampleur de la tâche, ces nouveaux acteurs n'ont pas hésité à nouer des partenariats. Certains réservent leurs faveurs aux acteurs traditionnels. C'est le cas de Lendix, rappelle le cabinet d'analyses à travers ce graphique.

Schéma issu de l'étude "Les Fintech et nouveaux entrants dans la banque et l’assurance", publiée par Xerfi. © Xerfi

D'autres fintech jouent sur les deux tableaux et se rapprochent en plus de leurs semblables. Finexkap en fait partie : la jeune pousse spécialisée dans l'affacturage s'est alliée à Sage, éditeur de logiciels pour les entreprises, pour lancer fin 2016 Sage Clic&Cash, une solution de financement de trésorerie à destination des TPE et PME pour leur permettre de faire face à leur contrainte de liquidité. Quelques mois plus tôt, la fintech s'était également acoquinée avec Pandat, plateforme de courtage historiquement positionnée sur les comptes à terme et les comptes courants rémunérés ayant développé une offre de services financiers et des solutions de financement. Finexkap a ainsi pu accéder à un nouveau canal de recrutement de clients.

D'autres, enfin, tournent le dos aux acteurs traditionnels et s'orientent désormais vers leurs homologues en Europe. C'est le cas du spécialiste du prêt entre particuliers Younited Credit, ex Prêt d'Union, qui a conclu en 2016 une alliance avec la plateforme allemande Raisin qui permet aux épargnants de placer leur argent dans des pays étrangers européens. Autre exemple cité par les auteurs de l'étude, celui de la néo-banque allemande N26, qui a noué un partenariat avec le spécialiste du transfert d'argent à l'international TransferWise. Cette dernière "s'ouvre de nouveaux débouchés auprès des utilisateurs et clients de N26 et ce dans les pays d'implantation de la banque nouvelle génération. En contrepartie, la plateforme de transfert de devises verse des commissions à N26."

L'étude "Les Fintech et nouveaux entrants dans la banque et l'assurance" est publiée par Xerfi, éditeur indépendant d'études économiques sectorielles.

Fintech / ePatrimoine

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