Microsoft condamné à verser 10 000 dollars pour une installation non souhaitée de Windows 10

Un agent de voyage américain a attaqué l'éditeur en justice, et a gagné. La mise à jour de son PC vers Windows 10 aurait rendu son ordinateur inutilisable.

Microsoft a été condamné à verser 10 000 dollars à une utilisatrice de Windows suite à une mise à jour non souhaitée de son PC vers Windows 10. Cet agent de voyage américain affirme que son ordinateur est depuis inutilisable, le support technique de Microsoft n'étant pas parvenu à régler le problème. L'affaire est rapportée par le Seattle Times. Dans les colonnes du quotidien américain, Microsoft confirme avoir perdu le procès, et a renoncé à faire appel "pour éviter des dépenses".

La condamnation intervient alors que Microsoft propose depuis février dernier Windows 10 sous la forme d'une mise à jour recommandée aux utilisateurs de Windows 7 et Windows 8.1. L'éditeur avait prévenu : "cette catégorisation pourra automatiquement lancer l'installation de Windows 10". Et ce, à partir du moment où la fonction de "mise à jour automatique est sélectionnée dans les paramètres de Windows Update". Rappelons que les utilisateurs de Windows 7 et 8.1, hors licence Enterprise, peuvent bénéficier gratuitement de Windows 10 jusqu'au 29 juillet prochain. La migration en question n'est donc pas payante.

Des pétitions se multiplient sur la toile

A ces mêmes utilisateurs, Microsoft pousse aussi des alertes via Windows Update recommandant de migrer vers Windows 10. Des messages qui leur proposent de lancer ou planifier la mise à jour. Pendant un temps, il suffisait de fermer ces fenêtres pour passer outre. Mais, Microsoft les a modifiées courant mai. Leur fermeture ne mettait plus un terme au processus de mise à niveau programmé. Face aux critiques, le groupe de Redmond affirme avoir fait machine arrière sur cette dernière évolution (lire l'article de Siliconbeat).

Depuis quelques mois, les pétitions se sont multipliées sur la toile pointant du doigt un dispositif qui tendrait à "forcer" la main aux clients de Microsoft. L'une des dernières en date, publiée sur Change.org, demande à l'EFF (association de défense des libertés numériques aux Etats-Unis) de lancer une enquête sur cette pratique du groupe américain. A noter que la mise à jour vers Windows 10 de l'utilisatrice qui vient de gagner le procès a eu lieu peu après le lancement de Windows 10, et donc avant que Microsoft ne devienne aussi insistant.

Difficile de savoir si d'autres procès sont actuellement en cours contre Microsoft pour des motifs équivalents. Notre consœur de Zdnet.com, Mary Jo Foley, a posé la question à Microsoft, qui ne lui a pour l'heure pas répondu. Reste à voir aussi si d'autres procès ne vont pas avoir lieu à la suite de ce verdict...

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