CloudScreener lève 500 000 euros, et se lance dans le contrôle de la perf cloud

Le comparateur de Cloud, partenaire du JDN dans le cadre du comparatif mensuel des clouds, annonce une deuxième levée. Objectif : lancer une offre de contrôle de la performance des infrastructures cloud.

Le Français CloudScreener boucle sa deuxième levée de fonds. D'un montant de 500 000 euros, elle a été réalisée notamment auprès de ses investisseurs historiques. Un nouveau venu fait son entrée pour l'occasion au capital de la start-up : le business angel Yves-Pascal Pelcener, un investisseur et consultant basé à Singapour.

Anthony Sollinger est CEO de CloudScreener. © CloudScreener

Historiquement, l'offre de CloudScreener s'articule autour d'un comparateur de clouds. En fonction d'un projet, d'un besoin, il permet de configurer une architecture (en termes de VM, stockage SSD, services associés...), puis de comparer l'offre disponible sur différents clouds publics (en termes de prix, performance...). CloudScreener mesure les grands IaaS mondiaux (AWS, Google, IBM, Google, Rackspace...), et recouvre également les principaux fournisseurs français (OVH, Orange, Ikoula...). 

Via ses agents de collecte, la technologie CloudScreener peut, aussi, mesurer la performance d'un cloud privé, et ainsi l'inclure dans ses comparaisons. "Ce qui pourra permettre de réaliser des arbitrages lors du lancement d'un projet", commente Anthony Sollinger co-fondateur et CEO de la start-up.

Une nouvelle offre de contrôle de la perf des clouds

En parallèle de sa levée de fonds,  CloudScreener annonce le lancement d'une seconde solution : un outil, toujours en mode SaaS, de contrôle de la qualité de service des ressources en mode cloud. Là encore, il pourra recouvrir à la fois les principaux clouds publics ainsi que des clouds privés. Son objectif ? Donner les moyens de vérifier que le contrat de niveau de service (SLA) d'un cloud est bien tenu, et plus globalement que les performances des infrastructures cloud d'une entreprise sont au rendez-vous.

CloudScreener se positionne comme tiers de confiance dans le contrôle des SLA

Taux de disponibilité des accès réseau, performance des VM (en matière de CPU, RAM, IOPS...), de l'interface d'administration, des API, etc. Les mesures seront consolidées dans un tableau de bord corrélant résultats remontés avec niveaux attendus. "Des indicateurs, verts, jaunes ou rouges, donneront une vision globale de l'état du service, avec la possibilité d'accéder aux données détaillées pour analyser un problème", complète-t-on chez CloudScreener. "Nous pouvons monitorer jusqu'au temps d'exécution de certains scénarios, l'instanciation d'une VM par exemple."

Avec cette offre, la jeune pousse entend se positionner comme un tiers de confiance. "Il est difficile pour le client d'un cloud de dénoncer le non-respect d'un SLA sur la base de ses propres données. Avec des mesures produites ainsi en toute impartialité, il ne pourra plus y avoir de discussion", souligne Anthony Sollinger. La nouvelle solution a déjà été mise en œuvre chez quatre clients de la société parisienne. Des grandes organisations, de niveau CAC40, qui l'utilisent pour piloter des infrastructures complexes, combinant cloud public et privé.

La volonté de lever à nouveau des fonds pour se lancer aux US

CloudScreener entend exploiter sa nouvelle levée de fonds en vue de se doter des ressources commerciales et marketing nécessaires au lancement de la nouvelle offre. La société compte également poursuivre ses efforts de R&D, et recruter de nouveaux ingénieurs experts du cloud pour intensifier ses développements. Enfin, elle prévoit de réaliser une nouvelle levée de fonds, plus conséquente, d'ici six mois, en vue d'ouvrir un bureau aux États-Unis courant 2017. 

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