Comparatif : qui va gagner la guerre des orchestrateurs de containers ? Fleet, l'orchestrateur bas niveau

Fleet est l'orchestrateur livré en standard avec la distribution Linux CoreOS, un OS allégé taillé pour le cloud. Fleet repose sur Etcd : un système de clé-valeur distribué qui une fois installé sur les nœuds d'un cluster va lui soumettre des "jobs" et les répartir sur les nœuds.

Proposé depuis 2013, Fleet a une approche multi technologies semblable à Mesos. Et comme lui, gérer des containers n'était pas sa vocation originelle. Sur un cluster de serveurs, Fleet va exécuter des commandes système et donc appeler n'importe quel processus Linux ou, dans le cas souhaité, le programme Docker.

Un orchestrateur plus simple

Pour Jérémie Monsinjon d'Ippon Technologies, Fleet fait de l'orchestration bas niveau à la différence d'un Marathon Mesos qui va, lui, interroger l'API du moteur d'exécution de Docker. "Très orienté administrateur système, il est moins 'sexy' que Kubernetes, Docker Swarm ou Mesos Marathon dont les interfaces graphiques s'adressent davantage à une population de développeurs", commente l'expert.

Arnaud Mazin, d'Octo Technology, se fait plus tranchant. "Fleet ne soutient pas la comparaison en termes de capacité et de scalabilité avec les trois autres orchestrateurs. C'est un petit poucet, pauvre fonctionnellement. Il fait des choses très simples, convenant à de petits projets", pointe le spécialiste. CoreOS ne semble, d'ailleurs, pas faire d'efforts particuliers pour le mettre en avant. "Sa communauté compte 70 contributeurs contre mille pour Kubernetes", compare son collègue Édouard Devouge.

Fleet en bref

Points forts

Points faibles

- Antériorité

- Approche multi technologies

- Périmètre fonctionnel limité

- Communauté de contributeurs en déclin

 

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