Cloud : Microsoft soutenu par HP et Salesforce face à la justice américaine

Le bras de fer se poursuit entre Microsoft et les autorités américaines sur la délicate question de l'accès aux données stockées sur Azure dans le cadre de procédures juridiques.

Microsoft affirme vouloir appliquer à la lettre sa charte portant sur les règles de confidentialité des données stockées sur son cloud. En septembre dernier, le groupe américain avait signifié une fin de non recevoir aux autorités juridiques américaines suite à une demande d'accès à un mail hébergé par ses services Azure en dehors des Etats-Unis. La demande en question portait plus précisément sur un message stocké au sein du data center irlandais de Microsoft. Depuis, l'éditeur a fait appel.

Le 15 décembre, l'affaire a pris une nouvelle dimension. A l'occasion d'un évènement organisé à New York, Microsoft a annoncé le dépôt par Verizon, HP, eBay, Cisco, Salesforce et Infor d'une requête complémentaire (amicus brief), visant à le soutenir devant la cour d'appel. Elle qualifie la position de la cour d''intrusion extrême". L'ensemble de ces acteurs ont ainsi décidé de monter au créneau car ils ont naturellement tous un intérêt business à ce que l'issue de cette affaire aille dans le sens de Microsoft, et fasse jurisprudence.

En ligne de mire : faire en sorte que les données de clients hébergées par des sociétés américaines en dehors des Etats-Unis ne puissent plus faire l'objet de "perquisitions" de la part de la justice américaine, et que les data centers locaux ne soient plus tributaires du Patriot Act américain notamment. Pour tous ces acteurs, cette action est bel et bien stratégique, notamment dans l'optique de rassurer leurs prospects et clients européens et développer leurs activités de cloud (ou d'équipementier de clouds) sur le Vieux Continent.

Microsoft / Etats-Unis