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LA TRIBUNE DE OLIVIER DEMILLY
L'AUTEUR
OLIVIER DEMILLYDélégué général adjoint, ChamberSign France Usurpation d’identité : un identifiant peut en cacher un autre
Se faire passer pour un autre sur Internet est un jeu d'enfant... mais pas d'enfant de choeur ! A notre insu et sous notre nom, des individus sans scrupules ruinent notre réputation et vont jusqu'à vider notre compte en banque.
(01/08/2008)
Se faire passer pour un autre sur internet est un jeu d’enfant… mais pas d’enfant de chœur ! A notre insu et sous notre nom, des individus sans scrupules sèment la zizanie dans notre entourage, ruinent notre réputation et vont jusqu’à vider notre compte en banque.
En début d’année, la presse spécialisée[2] nous révélait combien l’usurpation d’identité avait facilité la dissimulation des transactions frauduleuses du jeune trader de la Société Générale. Selon le rapport d’étape du Comité spécial du Conseil d’administration, Jérôme Kerviel s’est justifié sept fois auprès de ses contrôleurs au moyen de « vrais-faux emails ».
Sur internet, tout un chacun peut, le plus simplement du monde, « emprunter » l’adresse électronique d’autrui. Il suffit de taper « mail anonyme » dans un moteur de recherche pour accéder instantanément à des outils redoutablement efficaces[4].
Un mail non signé électroniquement n’offre aucune sécurité juridique puisque qu’il ne constitue qu’une simple présomption de preuve devant les tribunaux. Pour se prémunir contre tout risque, la signature électronique est le seul outil offrant de réelles garanties tant aux expéditeurs qu’aux destinataires de messages électroniques.
Le certificat électronique est l’outil qui sert à la fois à :
A l’heure où les entreprises se préoccupent tant de sécurité informatique, il convient de rappeler que rien ne sert d’investir des millions d’euros dans des dispositifs sophistiqués, sans avoir pris la peine de sécuriser ce qui constitue la base de tout échange électronique ! [1] Enquête YouGov, Verisign, mars 2008 [2] LMI, 21 février 2008 [3] Le Figaro Economie, 8 février 2008 [4] L’usurpation d’identité est passible de 5 ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende. [5] La loi française encadre la signature électronique en lui reconnaissant la même valeur juridique qu’à la signature manuscrite. Conf. art 1316-4 du Code civil créé par la Loi numéro 2000-230 du 13 mars 2000, art. 4, portant adaptation du droit de la preuve aux technologies de l’information et relative à la signature électronique. VOS REACTIONS, VOS COMMENTAIRES
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