Sans (Exa)-gérer, nous sommes inondés de données !

Exa est le nouveau préfixe qui interpelle les responsables informatiques tout autant que les utilisateurs. La bonne gestion de la transition vers cette nouvelle génération de volumes de données constitue une étape vitale pour l’entreprise.

Dernièrement, un nouveau préfixe a fait son apparition dans le jargon informatique. Il s'agit d'Exa-.
Méga- est passé de mode. Giga- est déjà aux oubliettes. Quant à Tera-, il nous rappelle l'an 2000. Exa-, en revanche, est le nouveau préfixe qui interpelle les responsables informatiques tout autant que les utilisateurs.

Que représentent ces trois lettres au juste ? Un quintillion. En chiffres, un quintillion s'écrit 1 000 000 000 000 000 000. En termes de données, un exabyte représente un quintillion de Bytes - soit l'équivalent de 50 000 années de vidéo DVD haute qualité ou encore de l'archivage de toute la communication orale de l'histoire de l'humanité. Ces comparaisons semblent spectaculaires et pourtant, à l'heure actuelle, le monde produit chaque jour un demi-exabyte de contenu numérique.

Ne nous précipitons pas pour autant. Les gigabytes et les terabytes constituent encore la mesure de référence des infrastructures informatiques d'entreprises. Mais quelles sont les conséquences de cette explosion de données pour l'infrastructure actuelle d'une entreprise ? A l'heure où la vidéo et l'audio s'intègrent toujours plus étroitement dans les services et applications de l'entreprise, les équipements de stockage sont-ils capables de gérer ces données efficacement et intelligemment ?

Le mois dernier, la société d'équipements de réseaux Cisco a annoncé une multiplication par deux de ses ventes de routeurs d'entreprise CR1-S d'une année sur l'autre. Elle indique que l'explosion de la vidéo en ligne alimente cette tendance. Le trafic vidéo prévu en 2008 devrait être 20 fois supérieur à celui de 2006. Qu'en sera-t'il en 2011 ? Dans un numéro récent du Global IP Traffic Forecast de Cisco, il est estimé que la vidéo en ligne « va générer l'équivalent d'un milliard de DVD par mois ». Les entreprises et collectivités sont elles équipées pour gérer un environnement Internet de cette taille ?

Du point de vue du stockage des données, les  responsables informatiques ont été poussés à adopter des architectures en silos ou 3-tiers. D'où la nécessité d'utiliser des solutions 3-tiers qui compliquent inutilement le travail du département informatique. Dédier un SAN pour chaque application n'est pas une solution viable dans la durée.

A l'ère de l'exabyte, une solution de stockage se doit d'être intelligente, rapide et flexible ; pour cela, elle doit différencier les services en fonction de la priorité des applications. Les solutions de stockage sensibles aux applications ajustent dynamiquement les performances pour les applications qui en ont besoin. Le taux d'utilisation du stockage est grandement augmenté du fait de la capacité à prévoir les performances de manière fiable et rapide et permet de traiter de gros volumes de données hétérogènes.

La bonne gestion de cette transition sera une étape vitale pour les entreprises de toutes tailles, pas seulement pour le département informatique mais pour l'entreprise toute entière. Les serveurs lames ont remplacé les serveurs 'mainframes', la téléphonie sur IP a pris le pas sur le cuivre. De même, c'est inéluctable, les solutions de stockage sensibles aux applications vont remplacer les solutions dites traditionnelles en silos.

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