Le Software Asset Management : un enjeu majeur pour les entreprises

Le portefeuille applicatif des grandes entreprises est aujourd’hui complexe car constitué de solutions multiples aux conditions d'acquisition et de maintenance très hétérogènes. Pour gérer ces actifs, le Software Asset Management est une solution

En premier lieu, la multiplicité des modes de tarification des éditeurs complexifie considérablement la gestion : licences nommées, flottantes, hardware, site, entreprise, nombre de connexions aux serveurs "pay per use", leasing...

 

Le parc logiciel est aussi en constante évolution : attribution de nouveaux droits d'utilisation, signature de nouveaux contrats avec les éditeurs (nouvelles solutions, mises à jour, révisions de contrats de maintenance, modification des conditions d'acquisition).


Et il convient également de faire face aux demandes récurrentes des end-users ou de leurs représentants concernant la mise à disposition de solutions diverses (gestion de la demande), tout en maîtrisant l'ensemble des changements réalisés sur les environnements de production (change et realease management).

 

Ces évolutions constantes et cette complexité de gestion posent d'importantes difficultés aux entreprises qui souhaitent garder la maîtrise de leur parc applicatif.


Face à cette complexité croissante, les enjeux initiaux du Software Asset Management s'en trouvent renforcés. Quels sont-ils ? On en distingue trois principaux : la rationalisation des coûts et de la productivité, la maîtrise de la conformité entre l'acquis et la situation terrain (audits du BSA) et la sécurisation des environnements (serveur ou poste de travail).

 

La dimension de rationalisation et d'optimisation des coûts constitue un enjeu majeur dans un contexte de réduction des coûts des DSI et passe par une maîtrise des processus de contrôle, une réelle visibilité sur l'utilisation des softs et une réduction des coûts de supports.

 

La dimension de conformité par rapport au BSA et aux éditeurs ou par rapport aux normes comptables (Sarbanes Oxley, IFRS) est aussi un axe très important. Les sanctions financières peuvent être très importantes et l'image de marque de l'entreprise et de la DSI peut être atteinte de façon profonde.

 

Enfin la dimension de sécurité n'est pas moins considérée. Engager une politique de sécurisation de son système d'information (SI), c'est aussi avoir une connaissance très précise de l'existant logiciel sur les postes et sur les serveurs. La sécurité du SI passe par la mise en place de processus viables et pérennes en matière de suivi des logiciels.

 

L'ordre de priorité des objectifs oriente indubitablement la nature du projet de SAM. Si l'on se concentre sur la maîtrise de la conformité ou la rationalisation des coûts, il conviendra de se focaliser sur une approche de gestion des licences logicielles. Par contre, si l'on accorde une importance plus forte à la sécurisation des environnements et aux gains de productivité, on s'attachera à mettre en oeuvre un projet ITIL (change et release management) ou de sécurisation des environnements serveurs ou postes de travail.

 

Quels que soient les objectifs recherchés, un projet de SAM est toujours un projet à 3 dimensions : une dimension organisationnelle, une dimension processus et une dimension solution. La complémentarité de ces 3 facteurs est une condition nécessaire à la réussite d'un tel projet, avec au préalable un audit précis et poussé de l'existant, qui permettra d'orienter la nature du projet de mise en oeuvre de SAM en réalisant un focus plus ou moins important sur chacun des axes.

 

Une fois le projet de SAM achevé, le résultat pour le DSI est clair : une maîtrise complète de son parc applicatif et une gestion simplifiée, avec une organisation et des processus permettant de suivre, et non plus de subir, l'évolution des technologies et des logiciels. Sans oublier la rationalisation des coûts, objectif plus que prioritaire pour les entreprises à l'heure actuelle ...

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