SaaS : la paire d’As des SSII

Le cloud computing décloisonne le système d'information et par conséquent libère l'entreprise de ses contraintes d'exploitation. Il redistribue les cartes au profit des SSII positionnées sur les activités à plus forte valeur ajouté.

Software as a Service et cloud computing sont devenus le credo de tous les éditeurs d'aujourd'hui. Et contrairement, à l'avènement des applications en mode ASP qui ne s'est jamais vraiment produit, la technologie, l’offre et le marché semblent enfin se retrouver pour passer ensemble une nouvelle étape dans l’évolution informatique.

1 - Menaces

Mais tout changement draine avec lui son lot de craintes et de menaces. Nombre de professionnels semblent aujourd'hui désemparer par l'arrivée de cet invité de dernière minute qui joue les trouble-fêtes dans l'ordre établi. Certains partenaires font la politique de l'autruche et se replient dans un mutisme gêné à l'évocation du cloud computing. D'autres néanmoins n'hésitent pas à intégrer ce nouveau phénomène dans les paramètres de leur stratégie.

Mais la grande majorité n'a aujourd'hui qu'un avis très superficiel sur la question. Comme tout système, l'écosystème informatique (éditeur, SSII, intégrateur ...) a appris les règles du jeu et les contraintes associés. Or l'avènement du mode Saas rajoute aujourd'hui un paramètre supplémentaire et bouleverse par la même le comportement du système. Mais est-ce si mal en soi ? Ceci ne serait-il pas tout simplement l'évolution ? Et les SSII ne devraient-elles pas utiliser cette opportunité pour se focaliser sur leurs fondamentaux ?

2- Le retour aux fondamentaux

Comme tout activité, il est parfois salutaire d'analyser la chaine de la valeur. Quelle étape de mon processus de production génère la plus de valeur ajouté ? Normalement, la rémunération est indexée sur cette valeur et par conséquent cette analyse permet aussi de visualiser les étapes les plus profitables de son activité. Lorsque l'on prend le cas d'une SSII, on peut dénombre 4 grandes catégories d'activité : Analysis, plan, buid, Run.

Certaines SSII ne s'intéressent d'ailleurs pas à toutes ses catégories, les sociétés de conseils ne s'aventurent rarement sur les phases de Buid et de Run. Et ceci pour une raison simple car la valeur ajoutée est majoritairement positionnée sur les phases d'analyse, de conception et de planification que sur les phases de réalisation et de maintenance. Et pour cause, car les premières phases ne nécessitent pas d'investissement externes et la valeur ajoutée est créée par des consultants chevronnés.

Le mode SaaS et ses acronymes associés PaaS et IaaS virtualisent les logiciels, les plate-formes et les infrastructures et permettent donc d'accroitre la valeur ajoutée de la phase de Build. Les SSII peuvent donc accroitre naturellement leur chaine de valeur. De plus, n'est-il pas d'une logique implacable qu'une société de services délivre du service, même si ce dernier est un « Software as a Service » ?

3- Les opportunités 

Le mode SaaS redistribue les cartes au profit de ceux qui sont positionnés sur les activités à forte valeur ajoutée. Les sociétés d'expertise vont donc pouvoir cibler plus facilement d'autres marchés. Le SaaS est donc une paire d'As utile à posséder pour compléter ses mains.

Mais, un nouveau modèle ne va-t-il pas engendré de nouveaux business ? Quid de la Tierce Maintenance Applicative et de l'infogérance avec le cloud computing. Aujourd'hui, lorsqu'une entreprise externalise l'exploitation de tout ou partie de son SI, elle accueille souvent en son sein une armée de consultants qui interviennent sur site 24h/24 et 7j/7. Le cloud computing va décloisonner le SI et par conséquent libérer les contraintes d'exploitation. La prestation risque donc d'être moins coûteuse pour le client final car plus simple à délivrer.

Cet exemple simple n'est qu'une des conséquences que le mode SaaS va engendrer mais dont l'unique but est d'accroitre la qualité de services pour le client final qui est normalement le principal objectif d'une SSII

En conclusion, au-delà des nuages, il y a donc de nouveaux mondes à explorer pour les SSII. Cet espace vierge qui s'offre à tout un chacun est donc une réelle opportunité qu'il convient de saisir.

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