Green Business : mythe ou réalité pour une entreprise ?

Dans le domaine de l'hébergement, certains choix permettent d'économiser l'énergie, de réduire les émissions de CO² et indirectement de limiter les déchets nucléaires provenant de la production électrique.

Désormais la protection de l'environnement est au cœur des préoccupations des entreprises. Le développement durable tente d'allier le besoin impérieux de concilier le développement économique et le respect de l'environnement. Le secteur de l'informatique et notamment de l'hébergement est également impacté. Différents dispositifs sont actuellement à l'étude. Souvent pointés du doigt, les hébergeurs réfléchissent et mettent en place différentes initiatives pour respecter l'environnement et faire par la même occasion de réelles économies d'énergie.

 

Les producteurs développent depuis quelques années des programmes allant dans le sens du développement durable, c'est-à-dire cherchant volontairement à réduire les impacts sur l'environnement, quitte à peser sur la productivité et la rentabilité. Ces démarches répondent à plusieurs besoins :

- avoir une image d'entreprise respectueuse de l'environnement,
- prendre les devants et mettre en place de nouveaux procédés  pour anticiper la législation.

 

Dans le domaine de l'hébergement, certains choix permettent d'économiser l'énergie, de réduire les émissions de CO² et indirectement de limiter les déchets nucléaires provenant de la production électrique. Des innovations technologiques vont dans ce sens, que ce soit au niveau de la chaîne d'alimentation électrique, dans le partage de la puissance de calcul rendu possible par la virtualisation, ou le Cloud Computing qui intègre généralement cet ensemble d'innovations porteuses de réduction de l'augmentation des consommations électriques.

 

Dans le cadre de la politique d'éco-responsabilité mise en place par leurs entreprises, les directions informatiques doivent désormais participer pleinement à la démarche "développement durable". 

Les directions informatiques doivent désormais participer pleinement à une démarche de "développement durable". Leurs obligations ne sont pas encore fixées d'un point de vue réglementaire. Toutefois à bien y réfléchir, il est facile d'imaginer leur nature. Les directions informatiques seront sans doute invitées à réduire ou mettre en place une stagnation programmée de la consommation électrique directe, qui est facilement mesurable. Elles devront par ailleurs comparer le poids des investissements matériels et celui des loyers des composants du Cloud Computing.

Cela  suppose une réduction de l'empreinte carbone directe des entreprises avec un déplacement de ces impacts d'émission de CO² sur un autre secteur. En dehors de mesures comme celles dont ont l'habitude les entreprises dans le cadre des contrôles de gestion, les obligations seront surtout "morales" dans un premier temps. Il n'est pas impossible qu'un système de taxe "pollueurs payeurs" soit par ailleurs mis en place qui accélère la définition des obligations.

 

Aujourd'hui, garant du respect des réglementations existantes, les DSI doivent également anticiper les futures obligations environnementales.


Ces nouvelles prérogatives auront certainement pour conséquences de faire évoluer les missions des DSI. Ils devront désormais acquérir de nouvelles compétences qui ne font pas partie de leur fonction historique. Mais tout comme un directeur commercial n'a souvent pas les connaissances juridiques pour gérer un litige commercial profond, on peut imaginer que le DSI ne maîtrise pas celles d'une réglementation très spécialisée. Il doit alors conjuguer productivité,  technicité, économie et choix de produits qui prennent en compte ces principes.

Les formations universitaires et professionnelles vont rapidement apporter les outils nécessaires et cela laissera la place au développement du conseil et d'un accompagnement fort dans la mise en place de ces nouvelles normes à l'exemple de ce qui est fait avec le traitement juridique des litiges.

Le souci de la consommation électrique

Selon cette étude, 76 % des DSI français plaçaient l'écologie dans les trois premiers critères de choix d'une solution informatique. Après deux années, le souci de la consommation électrique est devenu permanent. Les acteurs de l'hébergement le partagent avec leurs clients à l'exemple d'Internet Fr. En effet, la société met en évidence le poste "consommation électrique" et son prix.  La plupart de ses clients sont toujours surpris lorsqu'ils prennent connaissance de ce poste.

En effet, les hébergeurs restent encore majoritairement dans un modèle "U + électricité" ou l'électricité est masquée et toujours sous-estimée. Les clients ont systématiquement une réaction de surprise devant les deux chiffres (puissance et prix), et se rendent vite à l'évidence. Outre la transparence commerciale, communiquer sur cette consommation électrique participe donc à une pédagogie indispensable. Mais les autres aspects de l'écologie dans le secteur informatique ne sont pas encore abordés comme l'empreinte carbone pour la fabrication du matériel ou encore celle de son recyclage en fin de vie.

 

Actuellement, beaucoup de directions informatiques suivent les nouvelles directives par obligation. On peut parler de "Green Washing" ou encore de "Green Walking". Mais il est vrai que comme dans beaucoup de cas, il s'agit d'un effet d'entraînement qui provoque ces initiatives. Dans ce cas, le "Green Washing" est positif, sous réserve que les incitations continuent d'obliger à faire la lessive et ce sans détergent.

 

Conclusion

Le green IT trouve les mêmes raisons de se développer que la voiture verte. Les économies indispensables à faire sur une énergie qui se raréfie deviennent primordiales. Les entreprises s'investissent désormais de plus en plus dans le respect indirect du climat parce qu'il se transforme. On peut même parler d'une réelle prise de conscience. Des progrès sérieux pour la voiture verte ont été réalisés surtout parce que les pouvoirs publics y ont contribué grâce à de nombreuses incitations notamment fiscales.

Pour aller encore plus loin dans le green IT, il faudra que les pouvoirs publics prennent le dossier en main et surtout plus qu'ils ne le font actuellement sur ce sujet particulier. Mais, il se dit et s'écrit que le Grand Emprunt réserve une part importante à l'économie numérique et notamment dans le domaine de l'hébergement. En effet, l'énergie électrique française est "bon marché et propre" comparativement à d'autres. On devrait donc voir un suivi de l'action publique pendant la durée de retour sur investissement de ce Grand Emprunt si ce mot d'ordre est maintenu

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