En France, on peine encore à valoriser le métier de développeur, qui subit un véritable déficit d'image

Xavier Niel, lance son école, "42" et nous saluons son initiative. Ce n'est pas un secret dans le secteur : recruter des profils qualifiés est très difficile. La demande excède largement l'offre.

Dans le métier du développement, la qualité des profils est primordiale. Il ne suffit pas de recruter "plus de développeurs" ; parfois, un seul profil excellent, celui que Xavier Niel appelle "petit génie", peut faire toute la différence et créer beaucoup de valeur.

La France n'est pas le seul pays à rencontrer ce problème. Aux Etats-Unis, on recrute à tour de bras des développeurs et on s'évertue à le faire savoir. Des initiatives comme http://www.code.org/ en sont le meilleur exemple. On y voit entre autres Bill Gates, Mark Zuckerberg etwill.i.am (oui, le musicien des Black Eyed Peas !) répéter au sein d'une même vidéo que le pays a besoin de plus de développeurs qualifiés. A défaut, ils recrutent à l'étranger, souvent en France d'ailleurs. J'ai de bons amis qui ont fait la même école d'ingénieurs que moi et qui sont payés 2 à 3x plus que moi chez Google notamment !

En France, on peine encore à valoriser le métier de développeur, qui subi un véritable déficit d'image. Le développeur est trop souvent perçu comme un technicien, geek à lunettes caché derrière son écran d'ordinateur, dont la seule issue honorable est de devenir "Chef de projet" pour rapidement se détacher le plus possible du code. C'est ignorer la valeur que peut créer un très bon développeur, doté de compétences techniques poussées.
Les lycéens le savent peu, mais le secteur recrute donc à tour de bras. Parmi ces jeunes, il y a d'excellents profils qui s'ignorent parfois. On en voit régulièrement sur le Site du Zéro, où ils sont 2 millions chaque mois à venir se former au développement. Nous travaillons d'ailleurs de plus en plus à mettre en relation les meilleurs développeurs qui gravitent sur notre site avec les recruteurs qui les recherchent éperdument.

Mark Zuckerberg